Paris : Goujon (UMP) votera contre la Tour Triangle

Ce projet d'immeuble porte de Versailles doit être soumis au vote au Conseil de Paris en novembre. Le président de la fédération UMP de Paris ne critique pas le projet architectural mais un manque de projet quant à l'occupation du bâtiment. 

la tour Triangle
la tour Triangle © Mairie de Paris
Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, annonce qu'il votera contre le projet de la Tour Triangle lors du vote prévu à la mi-novembre, selon une interview donnée au Journal du Dimanche, ce 26 octobre 2014. "Nous confirmerons notre opposition à l'érection de cette tour. Il est vrai que j'y étais plutôt favorable au début. Mais le projet a complètement divergé par rapport à la première esquisse", explique-t-il. Le député-maire du XVe arrondissement de Paris précise toutefois : "je ne dis pas qu'il y aura unanimité sur ce sujet à l'UMP et surtout à l'UDI ; certains élus voteront peut-être pour la tour Triangle".

Le projet d'immeuble de 180 m de haut prévu porte de Versailles doit être soumis au vote lors du Conseil de Paris en novembre. La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) qui n'est pas soutenue par les seize élus écologistes sur ce projet, a reconnu lundi avoir un "problème de majorité" concernant la Tour Triangle, dont la construction pourrait être bloquée à l'occasion de ce vote.

Selon le député-maire du XVe arrondissement de Paris, "on se retrouve avec une tour de bureaux en blanc, c'est-à-dire sans affectation préalable" alors que "l'idée de départ était de compléter l'activité du Parc des expositions de la porte de Versailles. La tour Triangle devait accueillir un centre de congrès, un hôtel, une pépinière d'entreprises spécialisées dans les salons". S'il n'a "pas de critiques à formuler sur le travail des architectes Herzog et de Meuron", Philippe Goujon trouve cependant que "ce projet n'est pas dénué de défauts : certes, le commissaire enquêteur a donné un avis favorable, mais ses considérants étaient très défavorables, sur l'attractivité, l'insuffisance de transports en commun, les ombres portées". "J'ai été refroidi par le changement d'affectation et par le rapport du commissaire enquêteur. Et puis, Nathalie [Kosciusko-Morizet] a pris position contre pendant la campagne des municipales. Nous nous sommes rejoints", ajoute-t-il.
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