Paris : les jardins du Petit Palais choisis pour accueillir le "Bouquet of Tulips" de Jeff Koons

L'adjoint à la maire en charge de la culture a annoncé ce vendredi que l'oeuvre, offerte en hommage aux victimes des attentats de 2015, sera installée au coeur de Paris et ce malgré la polémique concernant sa taille, son emplacement et son coût.
Les "Tulips" de Jeff Koons, en face de la maison d'enchères Christie's à New York, en 2012.
Les "Tulips" de Jeff Koons, en face de la maison d'enchères Christie's à New York, en 2012. © Jamie McCarthy / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
« Il était de notre devoir d’en finir avec ce feuilleton. » La ville de Paris acceptera donc bien le cadeau de l’artiste contemporain Jeff Koons. L’adjoint en charge de la culture, Christophe Girard, a annoncé ce vendredi matin au micro de France Inter que le « Bouquet of Tulips », une œuvre monumentale en hommage aux victimes des attentats de novembre 2015, trouvera sa place au sein du Petit Palais. « Il y a, autour du Petit Palais, des jardins municipaux entretenus par la ville de Paris dans lesquels il y a un emplacement possible, a détaillé l’adjoint. Jeff Koons a fait un aller-retour hier. Ça s’est fait un peu au dernier moment. »  
 
L’œuvre monumentale – 10 m de haut, 33 tonnes -, qui représente une main tenant des fleurs multicolores, ne devrait donc pas trôner entre le Palais de Tokyo et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, comme initialement envisagé. « On était tiraillés entre plusieurs propositions, a reconnu Christophe Girard. La Villette était proposée aussi bien par les services de la ville que ceux du ministère de la Culture. Mais Jeff Koons n'est jamais venu avec l'idée de ne pas être dans le centre de Paris, près des lieux des attentats. »
 
L’emplacement tout comme le coût de production de l’œuvre – 3,5 millions d’euros payés, selon la Ville, par du mécénat privé, avaient alimenté une polémique. En janvier, une tribune publiée dans Libération et signé par 23 personnalités disait « Non au cadeau de Jeff Koons », offert par l’intermédiaire de l’ambassadeur Jane Hartley, alors en poste à Paris. « Vous imaginez la polémique internationale qu'aurait pu générer une position de la ville consistant à dire aux Américains : « nous ne voulons pas de votre cadeau » ? », réagissait en février Anne Hidalgo.
 
La ministre de la Culture Françoise Nyssen avait quant à elle assuré que le gouvernement allait « accompagner la Ville de Paris et trouver ensemble une solution à la hauteur de l'enjeu symbolique ». Une aide qui devrait concerner notamment l’entretien du bouquet de tulipes. « On verra avec l’Etat la répartition pour la protection de l’œuvre », a affirmé Christophe Girard.
 
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