• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Paris : la mairie transforme des places de parking en mobilier urbain pour les piétons

Le premier "parklet" a été installé fin juillet, rue de la Bourse, dans le IIème arrondissement de Paris. / © Christophe Belin/Ville de Paris
Le premier "parklet" a été installé fin juillet, rue de la Bourse, dans le IIème arrondissement de Paris. / © Christophe Belin/Ville de Paris

Transformer des places de parking en terrasses. C’est l’ambition des «parklets», un projet de la mairie de Paris qui entend ainsi modifier les usages pour rendre la ville aux piétons.

Par SMl

Impossible désormais de garer sa voiture au 4 rue de la Bourse, dans le IIème arrondissement de Paris. En revanche, vous pouvez profiter d’une toute nouvelle terrasse dans une ambiance «micro-working» urbain. Ou plutôt d’un «parklet», une place de parking transformée en aire piétonne grâce à l’installation de mobilier urbain.

Porté par l’association Dédale, le projet de réappropriation de la voirie est financé par le budget participatif de la mairie de Paris. Il s’agit pour l’heure d’une expérimentation dans le cadre du projet «Paris au Piéton». 3 places de parking, outre celle rue de la Bourse, vont ainsi être transformées en «parklet» d’ici novembre 2019. A l’issue de cette phase test, le projet pourra se pérenniser, être déplacé ou modifié.
4 "parklets" seront installés à Paris d'ici octobre 2019. / © Christophe Belin / Ville de Paris
4 "parklets" seront installés à Paris d'ici octobre 2019. / © Christophe Belin / Ville de Paris

Un concept américain qui vise à rendre la ville aux piétons

Le concept du «parklet» est né à San Francisco en 2012. La ville américaine en compte aujourd’hui 43. Concrètement, un «parklet» se compose d’un plancher posé sur la place de sationnement ainsi que de tables, chaises et bacs de végétalisation configurés différemment en fonction des emplacements et des usages souhaités.
«Tout cela part d’une interrogation sur la reconversion possible des places de stationnement, dans un futur avec moins de voitures, indique Julien Brouillard, chargé de développement Innovation numérique & urbaine à l’association Dédale, sur le site de la mairie de Paris. Lors du Park(ing) Day, la discussion sur la remise en cause du tout voiture s’est lancée. Puis l’idée d’ouvrir ces endroits à d’autres usages, au-delà d’une utilisation commerciale, a été portée au budget participatif de 2015
 
Chacun des 4 «parklets» est dédié à un usage particulier en fonction du lieu où il est mis en place. «Par exemple, dans le IIème, quartier constitué de beaucoup de bureaux, le parklet est plutôt conçu pour que les salariés déjeunent, s’assoient, consultent leurs e-mails, reprend Julien Brouillard. Dans le IVème, il est végétalisé et fait honneur à la nature en ville. Le parklet du XVème est destiné à la réparation de vélos alors que celui du XVIIIème s’intéresse plus à la culture en proposant des petits concerts ou des réunions de quartiers.»

A la rentrée, 2 autres «parklets» seront ainsi installés 2 rue de l’hôtel Saint-Paul (IVème arrondissement), et 24 rue des Quatre-Frères-Peignot (XVème arrondissement). D’ici début octobre, un quatrième sera posé 6 rue André Messager (XVIIIème arrondissement). Ariel Weil, maire du IVème arrondissement, se félicite de cette entreprise qui «fait honneur à la nature en ville».
Un appel à projet a également été lancé afin d’imaginer de nouvelles configuration de «parklets». Artistes, étudiants, designers ou paysagistes ont jusqu’au 6 septembre pour faire connaître leurs propositions.

A lire aussi

Sur le même sujet

Trottinettes électriques : plus de réglementation demandée par les victimes d’accidents

Les + Lus