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Anne Hidalgo veut créer 4 « forêts urbaines » à Paris, et débitumer l'une des berges de Seine

Le parvis de l'Hôtel de Ville fait partie des quatre « lieux emblématiques » concernés par le projet de « forêts urbaines ». / © APUR
Le parvis de l'Hôtel de Ville fait partie des quatre « lieux emblématiques » concernés par le projet de « forêts urbaines ». / © APUR

L’Hôtel de Ville, l’Opéra Garnier, la gare de Lyon, les berges de Seine… La maire de Paris a annoncé jeudi la création de « forêts urbaines » sur quatre « lieux emblématiques » dans la capitale. L'annonce, faite dans la presse, provoque la colère de l'opposition.

Par PDB/AFP.

Les Parisiens pourraient bientôt se promener dans des « forêts urbaines » en plein cœur de la capitale. Anne Hidalgo veut en effet végétaliser quatre « lieux emblématiques », avec comme site ciblés : le parvis de l'Hôtel de Ville, l’arrière de l'Opéra Garnier, la gare de Lyon et les berges de Seine.

Dans un entretien au Parisien, la maire PS explique par ailleurs que seule l'une des deux voies – rive droite – sur berges piétonnisées sera débitumée. Rive gauche, la route restera « goudronnée pour la circulation des véhicules d'urgence ».

« Paris doit s'adapter à l'évolution des températures »

L’édile, « convaincue que Paris doit s'adapter à l'évolution des températures », insiste sur l’urgence de la crise écologique : « Le Giec - groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - prévoit des pics de canicule à 50 degrés d'ici 2050 ».

Anne Hidalgo détaille aussi que des concertations seront engagées « avec les maires d'arrondissement et les habitants » et qu’un débat se tiendra au Conseil de Paris. « Une déclaration de travaux, avec une consultation préalable des Architectes des Bâtiments de France » suivra.

Toujours d’après la maire, 28 cours d'école « oasis » seront créées, avec plus de vert et moins de bitume. Ce dispositif sera lancé à la rentrée « dans tous les arrondissements ».

Une « humiliation » et un manque de « débat démocratique » critiqués par l’opposition

Mais l’annonce, faite dans la presse, a suscité la colère de l’opposition jeudi au Conseil de Paris. Certains élus y voient une forme d’« humiliation » de la part de l’exécutif et un défaut de « débat démocratique », réclamant une suspension de séance face à l’absence de concertation.

« Alors qu'on siège en conseil depuis trois jours [...], on découvre dans un journal au moment où on traite des projets urbains, que les grands projets ne se décident pas [en assemblée] mais dans le bureau de la maire, avec des effets d'annonce à la presse », a expliqué le conseiller UDI-MoDem Eric Azière.

Une annonce faite à l’approche des municipales de 2020

« Quel mépris que de découvrir dans la presse de nouvelles annonces d'Anne Hidalgo alors qu'elle sèche le Conseil de Paris », a par ailleurs réagi la conseillère de Paris LFI Danielle Simonnet.

De son côté, Anne Hidalgo refuse d’être soupçonnée d’électoralisme, alors que les municipales de Paris prévues en 2020 approchent : « Dès mon élection en 2014, j'ai pris tous les risques en annonçant avant tout le monde la fin du diesel à Paris ».

 

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