Paris : nouvelle manifestation contre le racisme et les violences policières

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce samedi après-midi à Paris pour protester contre le racisme et les violences policières, en partant de la place Edmond Rostand en direction de la place de la Bastille.

"Justice pour tous" écrit sur une pancarte brandie au cours de la manifestation, ce samedi 20 mars.
"Justice pour tous" écrit sur une pancarte brandie au cours de la manifestation, ce samedi 20 mars. © ALAIN JOCARD / AFP

"Stop aux violences policières", "Racisme, violences policières, pénitentiaires et judiciaires, impunité : stop aux crimes d’Etat", "migrants soyez régularisés"… Un cortège de plusieurs milliers de manifestants est parti en début d’après-midi de la place Edmond Rostand, située dans le VIe arrondissement de Paris à proximité du jardin du Luxembourg, en direction de la place de la Bastille, dans le XIe arrondissement.

La manifestation, organisée en présence notamment d’Assa Traoré mais aussi de gilets jaunes, a été lancée à l'appel de plusieurs collectifs, dont le Réseau d'Entraide Vérité et Justice, la Marche des Solidarités et la Coordination #StopLoiSécuritéGLobale.

"Stop au racisme et aux violences policières, carcérales et judiciaires ! Stop à l'impunité ! Vérité et Justice pour toutes et tous ! Pas de justice, pas de paix !", affirme le Réseau d'Entraide Vérité et Justice dans son appel à manifester.

Le collectif demande ainsi "la suspension immédiate des agents mis en cause pour violences ou homicides, et leur radiation définitive s’ils sont condamnés", "la suspension immédiate des agents ayant tenu des propos ou commis des actes racistes, et leur radiation définitive s’ils sont condamnés", ainsi que "la suppression des propositions de lois Sécurité globale et Séparatisme, ainsi que l’abrogation de toutes les lois liberticides".

"L'offensive sécuritaire et raciste se déploie tous azimuts"

"Ce n'est pas que par leurs mots que Gérald Darmanin et les membres du gouvernement font la course à l'échalote raciste, islamophobe et sécuritaire avec Marine Le Pen, dénonce de son côté la Marche des Solidarités, dans son appel. Loi sécurité globale, loi séparatisme, Beauveau de la sécurité, remise en cause de l'AME, l'offensive sécuritaire et raciste se déploie tous azimuts. Ça tourne réellement sale."

Un important dispositif policier a été mis en place par les forces de l’ordre, le long du parcours. D’autres rassemblements étaient organisés ailleurs en France, notamment à Marseille, Lille, ou encore Toulouse.

A noter que la proposition de loi de la majorité LREM sur la "sécurité globale" a été adoptée jeudi par le Sénat, en majorité à droite. Le texte a été réécrit, avec entre autres un nouvel article 24 qui crée un délit de "provocation à l'identification" des policiers.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social