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Place de la Bastille, la colonne de Juillet ouvrira au public en 2018

© F3
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La colonne de Juillet était fermée depuis plus de 40 ans. Dans le cadre du projet de piétonisation de la place de la Bastille, le soubasement de la colonne se visitera à nouveau à partir de 2018.

Par France 3 Ile de France

La colonne de Juillet était fermée depuis 1985. Avec le projet de la piétonisation de la place de la Bastille, les fondations du monument pourraient se visiter dans deux ans. Cette colonne a été érigée en 1835 . 700 victimes de l'insurrection de 1830 et de 1848 reposent au pied de cette colonne. 

La colonne de Juillet est installée sur l'ancien emplacement de la prison de la Bastille

À l'intérieur de la colonne, 200 marches permettent d'arriver à un petit balcon, avec vue magnifique sur le canal Saint-Martin et sur Paris. Mais malheureusement l'accès de la colonne ne sera pas autorisée au public pour des raisons de sécurité.

► Voir le reportage de Pascale Sorgues avec Hicham Rami
La colonne juillet, place de la Bastille

Avant l'édification de la colonne de Juillet, le projet était d'installer sur la place, un éléphant en bronze

L’éléphant de la Bastille est un projet napoléonien de fontaine destinée à orner la place de la Bastille. Alimentée par l'eau de l'Ourcq acheminée par le canal Saint-Martin, cette fontaine monumentale devait être surmontée de la statue colossale d'un éléphant portant un howdah en forme de tour.

Confiée après 1812 à l'architecte Alavoine, sa réalisation fut remise en cause par la chute de Napoléon avant d'être abandonnée, après la Révolution de 1830, au profit de la colonne de Juillet. Seuls les infrastructures, le bassin et le socle de cette fontaine furent réalisés entre 1810 et 1830. Encore visibles de nos jours, ils servent de base à la colonne de Juillet.

La statue de l'éléphant ne fut jamais exécutée en bronze, mais un modèle en plâtre à l'échelle 1, élevé en 1814 près du chantier puis détruit en 1846, constitua pendant une trentaine d'années un objet de curiosité qui suscita les commentaires de plusieurs écrivains avant d'être immortalisé par Victor Hugo dans une scène des Misérables mettant en scène le jeune Gavroche.

Aquarelle d'Alavoine (réalisée entre 1812 et 1813) signée par Denon (Paris, musée du Louvre).
Aquarelle d'Alavoine (réalisée entre 1812 et 1813) signée par Denon (Paris, musée du Louvre).





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