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Plomb de Notre-Dame : l'Anses saisie pour mesurer la pollution dans les rues de Paris

Un employé enfile sa tenue de protection avant de pénétrer dans le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris. / © Rafael Yaghobzadeh / POOL / AFP
Un employé enfile sa tenue de protection avant de pénétrer dans le chantier de la cathédrale Notre-Dame de Paris. / © Rafael Yaghobzadeh / POOL / AFP

L'agence sanitaire Anses a été saisie pour évaluer l'impact de la pollution au plomb relevée dans les rues de Paris. Plusieurs centaines de tonnes de plomb avaient brûlé dans l'incendie de Notre-Dame.

Par MT/AFP

Le problème posé par l'incendie de Notre-Dame est inédit : il n'existe pas de seuil réglementaire sur la présence de plomb dans les rues et les risques sanitaires liés à cette pollution sont donc difficiles à évaluer.

Les travaux de l'Anses doivent aider à y répondre et "ont pour but de caractériser l'exposition des personnes au plomb découlant de la contamination de ces surfaces d'espaces publics extérieurs", indique la DGS. "Dans la mesure du possible, une mise en perspective" devra être faite "avec les autres sources d'exposition", précise l'organisme.
 

Les personnes fragiles plus exposées

"Ces travaux concerneront en premier lieu la population générale", et d'abord "les individus sensibles tels que les enfants ou les femmes enceintes", a-t-elle poursuivi.

Ils "porteront également sur les travailleurs, en ciblant prioritairement ceux exerçant principalement leur activité au niveau des espaces publics extérieurs", a ajouté la DGS.

En l'absence de seuil, évaluer l'impact de la pollution extérieure au plomb n'est pas facile.
 

Une pollution plus ancienne aussi envisagée

Après l'incendie mi-avril, les niveaux mesurés sur le parvis (500.000 à 900.000 µg/m²) et dans la cathédrale ont justifié la fermeture au public et la suspension du chantier fin juillet. Il a repris le 19 août, avec de nouvelles mesures de protection pour les travailleurs.

Mais des mesures prises dans les alentours ont révélé des valeurs disparates, difficiles à interpréter: 50.000 µg/m² rue de la Cité ou encore 20.000 µg/m² place Saint-Michel, de l'autre côté de la Seine.

À partir de prélèvements de ces dernières années, l'Agence régionale de santé (ARS) a estimé à 5.000 µg/m² le niveau de pollution au plomb qu'on peut s'attendre à retrouver dans les rues de la capitale.

Pour tenter de mieux comprendre, les autorités ont cherché à déterminer quel taux du fameux métal était déjà présent sur les sols parisiens avant l'incendie, héritage du plomb contenu dans l'essence jusqu'en 2000 ou de celui utilisé pour le revêtement des bâtiments anciens.
 

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