Pourquoi le pass sanitaire n’est-il pas obligatoire dans le métro ?

Bien que le pass sanitaire ait été étendu à de nombreux moyens de transports ce lundi, il n’est pas nécessaire pour prendre le métro. Pour justifier ce choix, le gouvernement invoque une « incitation à la vaccination. »

Le pass sanitaire est désormais obligatoire dans les TGV, les trains de nuit ainsi que dans les cars pour les trajets longue distance. Celui-ci n’est cependant pas demandé dans le métro. À Paris, celui-ci compte 368 gares réparties sur 16 lignes selon les chiffres de la RATP. Bien que les rames connaissent une baisse d’affluence de l’ordre de 42 % depuis le début de la crise sanitaire, près de 7 millions de personnes y circulent en moyenne tous les jours rapporte le groupe. 

Si certains usagers restent circonspects, face à cette mesure, le gouvernement explique son choix en s'appuyant sur des études qui montrent que le respect du protocole sanitaire, à travers notamment le port du masque et le respect des gestes barrières, limite le risque de contamination dans les transports en commun.

Le Ministre chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebarri a justifié la démarche gouvernementale chez nos confrères de France Inter. "Les études que nous avons utilisées montrent que les gens sont moins exposés au virus dans le métro que dans le TGV par exemple dans lequel on enlève souvent le masque pour manger", a précisé le Ministre. Quant à l’objectif de la mesure, il invoque une "incitation à la vaccination" et une "préservation des libertés individuelles". 

"Contrôler le pass sanitaire dans le métro ne paraît pas réalisable"

En ce qui concerne les contrôles et leur régularité, l’infectiologue Benjamin Davido de l’hôpital Poincaré à Garches émet un doute quant à la faisabilité de ceux-ci dans des espaces aussi peuplé : "Cela ne paraît pas réalisable de contrôler tout le monde, cela coûterait énormément d’argent en test PCR" .

Le spécialiste explique également que plusieurs facteurs permettent de justifier que les risques de contamination soient moindres dans le métro que dans d’autres moyens de transport. "On passe en moyenne entre 15 et 30 minutes dans le métro et notre activité est restreinte par rapport à celle que l’on peut avoir dans d'autres moyens de transports".

Malgré ces différences, l’infectiologue nuance ses propos en expliquant que "cela n’empêche pas qu’il puisse avoir des contaminations dans le métro, mais celles-ci restent très résiduelles" . Il rappelle enfin que l’objectif à atteindre reste une couverture vaccinale exhaustive de la population afin de rendre le pass sanitaire caduc.                                

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