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Carburant : des ruptures de disponibilités, mais pas de pénurie en Île-de-France

Le mouvement de grève des transporteurs de matières dangereuses se poursuit mardi, notamment en Île-de-France, a indiqué la CGT. De son côté, la préfecture de police a précisé qu'il n'y avait pas de pénurie en cours, même si "quelques ruptures de disponibilités" ont été constatées.
© Damien Boutillet
Carburants, gaz, produits chimiques... La grève des transporteurs de matières dangereuses se poursuit mardi à l'appel de la CGT-Transports. Des barrages filtrants ont été mis en place devant des dépôts pétroliers, notamment des neuf dépôts en Île-de-France, a indiqué la CGT. Le syndicat précise que le port de Gennevilliers et la raffinerie de Grandpuits sont concernés par ces blocages. La gendarmerie n'a toutefois pas constaté de blocage ni de barrage filtrant aux abords de Grandpuits, mardi matin. 

Pas de pénurie

Pas de quoi en tout cas provoquer de pénurie dans les stations-services franciliennes. Selon la préfecture de police, "quelques ruptures de disponibilités" ont certes été constatées en Île-de-France, sans que cela ne fasse apparaître de risque de pénurie.
Dans un communiqué, la préfecture de police invite les automobilistes à ne pas "développer de surconsommation préventive"... Autrement dit, à ne pas faire de réserves de carburant, au moment de passer à la pompe.

Selon la CGT, l'Île-de-France reste la principale région touchée et "la pénurie se fait sentir dans plusieurs stations dont certaines, à la faible autonomie (un jour et demi), sont déjà fermées". Selon Fabrice Michaux, de la CGT-Transports, la proportion de grévistes est "entre 60 et 80 %". En grève depuis vendredi, les transporteurs demandent notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l'heure et un treizième mois.


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