L'animal percuté en Seine-et-Marne est bien un loup

Le grand canidé retrouvé mort à Fontainebleau en Seine-et-Marne début janvier est bien un loup gris. Voilà la conclusion du Laboratoire régional de suivi de la faune fauvage à la suite d'une autopsie de l'animal réalisée à Bondy en Seine-Saint-Denis.

Plus de doutes pour le Laboratoire régional de suivi de la faune sauvage (LRSFS). C'est bien un loup qui a été percuté par un véhicule en forêt de Fontainebleau le 12 janvier dernier. L'animal est mort suite au choc. "En termes de biologie et de morphologie, ce que j'ai vu correspond bien aux caractéristiques du loup", explique à France Bleu Paris, Karim Daoud, directeur du laboratoire régional de suivi de la faune sauvage qui a réalisé l’autopsie.

Le rapport d'autopsie vient confirmer la première hypothèse de l'Office Français de la Biodiversité qui avait estimé quelques jours après l'accident qu'il "pourrait s'agir d'un loup gris".

Le vétérinaire s'est basé sur les mensurations de l’animal, le poids et la forme de ses oreilles. Selon lui, le loup a entre 4 et 5 ans. "C'était un mâle en pleine forme, sans lésion musculaire et avec une bonne couverture graisseuse", décrit Karim Daoud. L’animal était donc bien nourri, n’avait ni poils, ni plumes dans son estomac, ce qui questionne sur son origine, explique France Bleu Paris.  

De son coté, l'OFB indique attendre les résultats des analyse ADN pour confirmer qu'il s'agit bien du carnivore. Des analyses génétiques doivent encore valider ce diagnostic et déterminer de quelle région ou de quel pays il vient. 

Il y a quelques semaines, le vice-président de Ferus, une association de protection des loups avait déjà émis cette même possibilité. Il estimait que de nombreux éléments morphologiques de l'animal étaient propres à ceux d'un loup gris. Olivier Guder, passionné des grands canidés, avait remarqué "des oreilles arrondies et une queue courte" au même titre que le laboratoire l'organisme chargé d'autopsier l'animal. 

D'autres loups en Île-de-France ? 

En novembre 2021, un loup gris a été aperçu dans les Yvelines. Dans la région, il n’y en a plus depuis une trentaine d’années, selon l'OFB. Mais dans les départements limitrophes, il y en a plus souvent. En novembre 2020 par exemple, un loup avait été repéré à Blicourt dans l'Oise.

Pour sa part, Olivier Guder estime que la présence d'un loup ne signifie pas que d'autres peuvent se trouver dans la région, soulignant que "l'Île-de-France fait partie des points de passage des jeunes loups solitaires qui quittent leur meute dans les massifs alpins".

Enfin, selon lui, cette présence n'induit rien de dangereux pour les promeneurs. "Le loup est un animal solitaire et inoffensif envers les humains."

Un bilan publié par l'Office Français de la Biodiversité en mars dernier estime qu'il y a environ 900 loups en France répartis dans 128 meutes.