Pringy : une cagnotte en solidarité avec la fillette touchée par un cocktail Molotov

Deux hommes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov dans ce commerce. L'un a atteint la fille du gérant, gravement brûlée. / © France 3 Paris - Île-de-France
Deux hommes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov dans ce commerce. L'un a atteint la fille du gérant, gravement brûlée. / © France 3 Paris - Île-de-France

Une fillette de 7 ans a été touchée par un cocktail Molotov lors d'une attaque dirigée contre le commerce de son père, à Pringy en Seine-et-Marne, vendredi 4 mai. Elle a été brûlée à plus de 70%. Une cagnotte a été lancée en solidarité avec la jeune victime.

Par MT avec Farid Benbekaï

Déjà 69 personnes ont participer à la cagnotte en solidarité avec la famille d'Anaïs, une jeune fillette de 7 ans entre la vie et la mort. Car plusieurs jours après l'attaque, les messages de soutien se multiplient aux abords de la supérette de Pringy.

Vendredi 4 mai au soir, dans la commune de Seine-et-Marne, deux individus cagoulés et armés de cocktails Molotov font irruption dans la boutique. Deux projectiles sont lancés dans les rayons. Stéphanie se tenait à l'entrée au moment des faits. "D'un coup, j'ai entendu hurler et j'ai vu deux mecs qui couraient au milieu de la route et j'ai vu la petite qui était en train de brûler."

Le père d'Anaïs en appelle à la justice. "Je veux que la justice soit faite correctement, pas qu'ils fassent 20 ans de prison et sortent. Ces personnes-là recommenceront, c'est leur fierté."


"On ne baissera pas la tête"


Âgée de 7 ans, la fille du gérant a été admise à l'hôpital Armand-Trousseau (Paris XIIe). Elle a été brûlée à plus de 70%. Depuis, un élan de solidarité s'organise autour de la famille et une cagnotte a été lancée. L'agression suscite l'indignation des habitants comme le raconte une personne rencontrée sur les lieux : "On ne peut pas concevoir que sur une commune comme la nôtre, cela peut se passer."

Règlement de compte ou expédition punitive, c'est ce que les enquêteurs cherchent à savoir. Le gérant, quand à lui, refuse de se plier aux intimidations. "Ce n'est pas parce que l'on m'a mis sous terre que je ne vais pas me relever, au contraire, mon nom et mon enseigne vont rester. On combattra pour ma fille et c'est elle qui va me donner la force. On ne baissera pas la tête."

Un rassemblement de soutien devrait être organisé dans les prochains jours.

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