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Le maire de Sevran réagit vivement point par point aux accusations de “laxisme” portées par des parents d'un jihadiste tué en Syrie

© Dominique Faget/AFP photos
© Dominique Faget/AFP photos

Accusé par des parents d'un jeune homme, tué en Syrie après avoir été recruté par le groupe terroriste "Etat Islamique", de "fermer les yeux" sur la présence de recruteurs jihadistes dans sa commune, le maire UDE Stéphane Gatignon de Sevran (93) répond vivement et point par point.

Par Christian Meyze

Les parents de Quentin Roy accusent, dans une lettre ouverte, le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) de fermer les yeux sur la présence de recruteurs jihadistes dans sa commune, et notamment à la mosquée ou salle de prière privée bien connue sur place, dite "Mosquée des Radars". Selon eux, ce lieu de culte non officiel était fréquenté par un "recruteur" qui serait "à l'origine de 10 à 15 départs pour la Syrie", dont leur fils, converti puis parti en septembre 2014. L'homme en question, disent Thierry et Véronique Roy, a été mis en examen et écroué en novembre 2015, mais "d'autres recruteurs-rabatteurs-endoctrineurs sévissent encore dans le quartier de Rougemont".

L'Etat seul compétent pour fermer une mosquée

Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, réagit vivement dans un long communiqué dans lequel il passe en revue point par point ses actions pour lutter contre cette propagande terroriste. Concernant la "Mosquée des Radars" où chacun, à Sevran, sait qu'il se tient des prêches violents et radicaux et qui est en cours de fermeture, Stéphane Gatignon indique avoir demandé à plusieurs reprises à l'Etat, "seul compétent" en la matière, la fermeture de la salle de prière.

Le maire de Sevran répond aussi à l'accusation d'avoir employé le recruteur comme Conseiller d'Education dans un collège de Sevran, portée par les parents. L'homme a été Conseiller Principal d'Education au Collège Georges Brassens de Sevran, donc employé de l'Education Nationale et pas de la ville, précise Stéphane Gatignon. Et il ajoute que l'individu n'a été employé à la ville comme emploi d'été que du 6 au 23 juillet 2012.

Le maire de Sevran dit "comprendre la douleur des parents", mais il précise fermement "ne réserver qu'aux seules victimes des attentats (...) mes sentiments de compassion et de solidarité. Les assassins de Daech et leurs alliés quelles que soient les conditions qui ont conduit à leurs engagements barbares, ne m'inspirent qu'horreur et mépris".

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