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Première journée du procès de Jawad Bendaoud, le “logeur” de jihadistes du 13-Novembre

© Elisabeth de Pourquery/France 3
© Elisabeth de Pourquery/France 3

Le procès de Jawad Bendaoud, le "logeur" de deux jihadistes des attentats de Paris, s'est ouvert ce mercredi 24 janvier devant le tribunal correctionnel
de Paris.

Par Christian Meyze/AFP

Jawad Bendaoud, 31 ans, qui avait, lors de précédentes audiences au tribunal, laissé éclaté sa colère, est resté calme dans le box des prévenus.
Jawad Bendaoud, est la première personne liée au 13-Novembre à comparaître devant la justice. Jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes", il encourt six ans de prison.

Jawad Bendaoud a fourni l'appartement où Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux des attaques terroristes du 13 novembre, et son complice Chakib Akrouh s'étaient repliés, à Saint-Denis. Il est jugé au côté de deux autres prévenus.

Dans la salle d'audience ont pris place environ 80 avocats, la plupart pour les parties civiles.


Savait-il ou non ?

Depuis son arrestation, l'homme clame son innocence. Jawad Bendaoud savait-il ou non qu'il hébergeait des jihadistes? Cette question centrale a été posée dès l'ouverture du procès: plusieurs dizaines d'avocats de la partie civile ont demandé une requalification pour Jawad Bendaoud et un autre prévenu, Mohamed Soumah.

Jawad Bendaoud a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroristes", mais a finalement été renvoyé en correctionnelle pour "recel de malfaiteurs terroristes".

Selon ces avocats de la partie civile, Jawad Bendaoud savait qu'il hébergeait des terroristes, ce qui représente "un délit aggravé". Si le tribunal retient la requalification, les deux prévenus encourent une peine de douze ans de prison

Le tribunal a commencé mercredi à interroger Youssef Aïtboulahcen, jugé pour "non dénonciation de crime terroriste". Il est le frère d'Hasna Aïtboulahcen, tuée dans l'assaut du Raid avec Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh. C'est elle qui a trouvé la planque pour les deux jihadistes. Youssef Aïtboulahcen comparaît libre contrairement à Mohamed Soumah.


80 avocats et 500 parties civiles

Les trois prévenus seront interrogés par le tribunal jusqu'à vendredi soir. Ce procès médiatique, prévu pour durer jusqu'au 14 février, réunit plus de 80 avocats et au moins 500 parties civiles, dont des victimes des attaques du 13 novembre 2015, venues en nombre au palais de justice.

La 16e chambre du tribunal ne suffisant pas, le procès est retransmis sur écran géant. La salle des criées et celle des pas perdus sont spécialement aménagées. Une tente destinée aux victimes qui souhaiteraient bénéficier d'un soutien psychologique a également été installée.

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