Rassemblement en mémoire d'Amine Bentounsi, tué par un policier en 2012

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Écrit par France 3 Paris, avec AFP

Une marche à la mémoire d'Amine Bentounsi, tué par un policier le 21 avril 2012 à Noisy-le-Sec et devenu depuis un symbole des violences policières, a rassemblé samedi une centaine de personnes dans cette ville de Seine-Saint-Denis.

"Depuis trois ans que je mène le combat avec d'autres familles, la rage, la colère est toujours là car depuis trois ans, la situation n'a fait que s'aggraver", a déclaré sa soeur, Amal Bentounsi, fondatrice du collectif "Urgence notre police assassine".

Parmi les manifestants, rassemblés sur le parvis de la gare RER de Noisy-le-Sec, certains portaient des pancartes avec les inscriptions: "La police tue" ou "Rémi, Zyed, Bouna, on n'oublie pas".

"L'actualité nous le démontre: aujourd'hui n'importe qui peut mourir entre les mains de la police", a asséné Mme Bentounsi, se référant notamment au cas d'un homme décédé fin avril après avoir tenté de pénétrer dans le commissariat de Saint-Denis et dont la mort fait l'objet d'une enquête de la "police des polices".

Amal Bentounsi, qui avait été relaxée il y a un an de poursuites en diffamation intentées contre elle par le ministère de l'Intérieur, s'en est de nouveau prise aux policiers qui "me tent quand ils tuent", "s'arrangent entre eux", "dissimulent les preuves"... Elle a aussi reproché aux médias français de ne parler de "crimes racistes" qu'à propos des bavures policières aux États-Unis alors que "les crimes racistes se passent aussi en France".

Amine Bentounsi, 29 ans, avait été tué d'une balle dans le dos alors qu'il cherchait à échapper à la police. Multirécidiviste, condamné notamment pour des braquages, il était recherché car il devait encore purger une peine de prison. La mise en examen "pour homicide volontaire" du policier auteur du tir avait déclenché la colère des policiers qui avaient manifesté entre les deux tours de la présidentielle de 2012 pour réclamer une réforme de la légitime défense. Il sera jugé du 11 au 15 janvier 2016 devant la cour d'assises de Bobigny pour des faits finalement requalifiés de "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

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