• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

300 personnes mobilisées contre une agression dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis

Environ 300 personnes se sont rassemblées devant l'école Descartes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) contre la violence. / © France 3 Paris - Île-de-France
Environ 300 personnes se sont rassemblées devant l'école Descartes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) contre la violence. / © France 3 Paris - Île-de-France

Un rassemblement a eu lieu ce vendredi 9 mars au matin devant l'école Descartes dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis. Des habitants protestent contre une violente agression du personnel qui a eu lieu dans l'établissement quelques jours plus tôt devant des enfants.

Par Marc Taubert

Plus de 300 personnes se sont rassemblées pour protester contre la violence devant l'école Descartes du quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ce mouvement fait suite à une violente agression qui a eu lieu au sein de l'établissement scolaire, lundi 6 mars au soir.

Pour le maire de Saint-Denis, Laurent Russier (PCF) : "La solution, c'est qu'il nous faut plus d'adultes. Ceux qui ont fait cela ont un sentiment d'impunité. Il faut donc plus d'adultes, d'éducateurs dans le quartier et dans les enceintes scolaires. Arrêtons de penser que c'est toujours en érigeant des murs que l'on y arrivera."


"Pas de sécurité à Franc-Moisin"


Quatre personnes cagoulées et armées étaient entrées dans l'école et avaient tabassé un animateur et la directrice, et ce devant des enfants.

"Je trouve cela inadmissible, il n'y a pas de sécurité à Franc-Moisin aujourd'hui ! Il faut de la sécurité quand nos enfants vont à l'école, qu'ils ne se disent pas qu'ils vont se faire agresser", s'exaspère une habitante.

Selon les premiers éléments connus, le vol pourrait ne pas être le mobile de cette intrusion violente. Les agresseurs semblaient chercher une femme. "Comme ils ne la trouvaient pas, ils sont allés voir la directrice et l'ont molestée", a détaillé une source proche de l'enquête.

La ville a mis en place une cellule psychologique, tout comme l'Éducation nationale pour les enfants. Ils étaient encore une vingtaine au moment de l’agression. L'un des employés s'est fait prescrire dix jours d'interruption de travail. La surveillance de l’école et de l’accueil du centre de loisirs a quant à elle été renforcée. Les agents de la police municipale sont mobilisés.

© France 3 Paris - Île-de-France
© France 3 Paris - Île-de-France

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Portrait du sculpteur Denis Monfleur dans son atelier

Les + Lus