L’association Mamama en appelle au préfet de Seine-Saint-Denis pour trouver de nouveaux locaux

Après des mois de conflit avec la municipalité de Saint-Denis et la société d'économie mixte Plaine Commune Développement, Mamama joue son va-tout. L’association, qui vient en aide aux mères isolées, a écrit au préfet de la Seine-Saint-Denis pour tenter de trouver un nouvel emplacement.

Installée dans des locaux de 1500 m², l'association Mamama reçoit ce mardi des mères isolées et leurs enfants pour leur distribuer des biens de première nécessité et les accompagner vers une sortie de la précarité.

Chaque semaine, près d’un millier de personnes bénéficient également des services de cette association, créée en 2020, en pleine crise sanitaire.

Pour continuer à agir, et à venir en aide à ces publics fragiles, Mamama compte désormais sur l’Etat. Dans un courrier envoyé au préfet de Seine-Saint-Denis, Magali Bragard, présidente de l’association, demande une réunion des représentants des collectivités pour « contribuer avec les acteurs de la Seine-Saint-Denis – territoire de toutes les solidarités – à la lutte contre la précarité féminine et infantile ». En clair, il s’agit désormais de trouver de nouveaux locaux. Car depuis juillet dernier, la municipalité de Saint-Denis demande à Mamama de quitter les locaux qu’elle occupe gracieusement, car ils sont jugés dangereux, et de s’acquitter d’un loyer.

Objectif : Trouver de nouveaux locaux avant février 2024

Face à l’impossibilité de payer, et après des mois de tractation, une procédure d’expulsion est finalement lancée en octobre dernier. Une action qui a abouti à une ordonnance rendue le 13 février dernier. Le juge des référés du tribunal de Bobigny a ainsi prononcé « l'expulsion de l'association MaMaMa ou de tous occupants (...) faute de départ volontaire à l'expiration d'un délai d'un an ». Une victoire pour l’association qui craignait une expulsion immédiate et l’indemnisation de Plaine commune développement. « On peut continuer à proposer nos services aux mères et à leurs bébés dans un cadre rassurant. Le juge n’a vu aucune inquiétude ni aucun danger imminent à ce que nous occupions les locaux, cela nous laisse un répit d’un an », se réjouit Magali Bragard.

Selon la présidente de Mamama, plusieurs communes seraient prêtes à accueillir l’association Mamama, mais attendent pour cela le feu vert de la préfecture. L’association travaille avec plusieurs collectivités de Seine-Saint-Denis : des mairies par le biais des centres de protection maternelle et infantile (PMI) mais aussi d’autres associations présentes en Seine-Saint-Denis.

Dernièrement, l’association s’est aussi rendue en Ukraine et en Moldavie (un des pays frontaliers de l’Ukraine qui a connu un fort afflux de réfugiés) pour aider les femmes et leurs enfants victimes de la guerre.

Au total, près de 104 000 femmes et enfants ont bénéficié de l’aide de Mamama selon les chiffres communiqués par l’association.

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