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Seine-Saint-Denis : les bouches incendie reconverties en jeux d’eau posent des problèmes de sécurité

Depuis quelques jours, les bouches incendie sont détournées de leur usage et servent de fontaine en pleine rue, rappelant des scènes de films new-yorkais.
Les pompiers ne savent plus où donner de la tête et ont demandé aux mairies d'intervenir, évoquant des risques pour la sécurité des riverains, notamment si l'eau atteint des équipements électriques, caténaires ou autres.

Le maire communiste d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, a appelé au "civisme", énumérant dans un communiqué les "conséquences de ces importants geysers d'eau sur la voie publique": "inondations, coupure d'eau dans les appartements, circulation impossible des voitures et bus", mais aussi "risques d'électrocution, accidents suite à la présence d'enfants sur la route, manque d'eau dans le cas d'un grave incendie"...


A Bobigny, le simple rappel à l’ordre mis en place depuis le début de la vague de chaleur ne sert à rien, raconte le journaliste du Parisien. Les médiateurs ont été poussés dans l’eau, les services qui organisent des tournées sont débordés, les bornes sont rouvertes immédiatement... «On a affaire à de jeunes adultes excités !, lâche un proche du maire. C’est le jeu du chat et de la souris, on ne s’en sort pas !» Que faire, alors ? Couper l’arrivée d’eau des bornes situées dans des zones potentiellement dangereuses.

Une question de sécurité

Jeudi en fin d'après-midi, un garçon de 11 ans a été légèrement blessé à la tête à Bobigny, éjecté par le violent jet de la borne sur laquelle il était assis, selon la source policière. Et à l'Ile-Saint-Denis, vers 20H30, des policiers appelés en renfort par des pompiers qui tentaient de refermer une bouche dont les vannes avaient été ouvertes ont été la cible de projectiles. Un homme a été interpellé dans le cadre de cette intervention.


Le maire de Pantin a pris vendredi un arrêté municipal interdisant l'ouverture des bouches d'incendie pour se rafraichir, un phénomène potentiellement dangereux qui a gagné tout le département de Seine-Saint-Denis en cette période de canicule.

Dans son arrêté, Pantin annonce qu'une "amende forfaitaire de 9.000 euros (soit le prix de 2.000 m3 d'eau) sera appliqué" aux contrevenants, qui devront aussi s'acquitter des frais de réparation en cas de dégradation.

De son côté, le maire communiste d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, a appelé au "civisme", énumérant dans un communiqué les "conséquences de ces importants geysers d'eau sur la voie publique": "inondations, coupure d'eau dans les appartements, circulation impossible des voitures et bus", mais aussi "risques d'électrocution, accidents suite à la présence d'enfants sur la route, manque d'eau dans le cas d'un grave incendie"...
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