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SERIE. Regard sur la Franc-Maçonnerie - Le Paris maçonnique

La petite Statue de la Liberté ou "La liberté éclairant le monde" est considérée comme un symbole maçonnique. Gustave Eiffel en a fait l'ossature et Bartholdi, franc-maçon, la sculpture. / © Ludovic MARIN / AFP
La petite Statue de la Liberté ou "La liberté éclairant le monde" est considérée comme un symbole maçonnique. Gustave Eiffel en a fait l'ossature et Bartholdi, franc-maçon, la sculpture. / © Ludovic MARIN / AFP

Dernier volet de la série "Regard sur la Franc-maçonnerie". Selon les adeptes de la Franc-maçonnerie, 50% des monuments parisiens recèleraient de nombreux symboles maçonniques. Une croyance qui fait débat.

Par MT avec Nicole Bappel

La tour Eiffel n'est-elle pas le porte-flambeau de la capitale ? Avec ses 300 mètres de hauteur, elle dame le pion au Sacré Cœur de Montmartre. Et ce n'est pas un hasard. Elle domine ainsi l'Eglise qui ne voyait pas d'un bon œil la franc-maçonnerie.

"C'est un flambeau en soit. C'est en même temps une pyramide, avec trois degrés. Les trois degrés auxquels les maçons sont sensibles : l'initiation, le compagnonnage et la maîtrise", explique Raphaël Aurillac, auteur du Paris Maçonnique (Dervy).


Gustave Eiffel, un franc-maçon ?


Mais Gustave Eiffel était-il franc-maçon ? Le doute subsiste. En revanche son chef de chantier, Eugène Million, était un maçon très actif. Dans ce parcours du Paris maçonnique un monument met tout le monde d'accord. Il s'agit de celui des Droits de l'homme dont les francs-maçons sont à l'origine. "C'est le cas parfait d'une architecture maçonnique assumée. Il y a une évidence, elle est indéniable", indique Jean-Philippe Hugron, critique d'architecture, auteur du Guide d'architecture de Paris (DOM).

C'est un temple discret à l'ombre de la tour Eiffel commandé par la ville de Paris pour le bicentenaire de la Révolution. Avec ses deux colonnes et sa statue de grand initié, il est une véritable planche de symbolisme.

Discrétion


Un œil éclairé peut décrypter des symboles sur la plupart des monuments parisiens. En suivant la perspective du Louvre à l'Arc de Triomphe dessinée par Lenôtre, grands hommes, architectes et sculpteurs ont laissé des empreintes évidentes pour les francs-maçons. Une voix triomphale qui se prolonge jusqu'à la Grande Arche de la Défense.

"On peut trouver des éléments, des symboles qui sont liés à la Franc-maçonnerie dans la Grande Arche comme on pourrait trouver des symboles liés à la chrétienté par exemple", raconte Jean-Philippe Hugron.

Le sceau du franc-maçon se fait toujours discret. Pas d'inscription, pas d'explication. Par exemple, sur l'esplanade de la Défense, qui a remarqué ce mastaba qui sera bientôt détruit ? C'est une réalisation de l'architecte Emile Aillaud. "Il y a des architectes qui sont imprégnés de culture maçonnique. On peut imaginer qu'Emile Aillaud avait cette culture-là et que volontairement, il a utilisé les symboles maçonniques pour réaliser cet espace puisqu'il fait une référence à un mastaba qui est une figure classique de l'architecture maçonnique et un gnomon, sous forme pyramidale pour indiquer et suivre la course du soleil", poursuit le critique architectural.

Paris cité maçonnique, jusqu'à la Statue de la Liberté et son flambeau : "La Liberté éclairant le monde". Eiffel en a fait l'ossature, Bartholdi, franc-maçon, la sculpture. C'est grâce à la levée de fonds des frères que la statue américaine a pu être financée. Sur sa petite sœur de l'île aux Cygnes à Paris, un symbole, un polygone de verre évoque la pierre taillée.

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