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Des traces de corticoïdes chez trois joueurs du Racing 92

Des traces de corticoïdes ont été retrouvées dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92, lors de la finale du Top 14 remportée face à Toulon, le 24 juin dernier. Il s'agit de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, rapporte le quotidien L'Equipe.
Des traces de corticoïdes ont été retrouvées dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92, lors de la finale du Top 14 remportée face à Toulon, le 24 juin dernier. Il s'agit de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, rapporte le quotidien L'Equipe.
Des traces de corticoïdes dans les urines ont été retrouvées dans les urines de toris joueurs-clés du Racing 92 : Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, rapporte L'Equipe, jeudi soir. Selon le quotidien sportif, ces traces ont été découvertes lors de la finale du Top 14 opposant, à Barcelone, le club des Hauts-de-Seine à Toulon, le 24 juin dernier. Le contrôle surprise a été effectué par l'Agence française de lutte contre le dopage.

De quoi s'agit-il ?

Les corticoïdes, des médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens, sont interdits en compétition, sauf cas particuliers. Ces médicaments peuvent en effet être employés au cours d'une compétition, après autorisation à usage thérapeutique (AUT). En l'occurrence, selon le quotidien sportif, les trois joueurs ne disposaient pas de ces autorisations.

Que risquent les joueurs ?

Selon nos confrères de L'Equipe, il n'est pas certain que les joueurs ou le club seront sanctionnés. Tout dépend du dosage du produit et du mode d'administration. Dans un communiqué, le Racing 92 parle de "traitements administrés par voix autorisée, prodigués en réponse à des pathologies avérées, plusieurs jours avant la finale du Top 14 et ne nécessitant pas d’AUT (autorisation à usage thérapeutique)".

Pourquoi faut-il rester prudents ?

Interrogé vendredi matin sur cette affaire, au micro de franceinfo, le ministre des Sports Patrick Kanner a appelé à la prudence, expliquant que les autorisations à usage thérapeutique pouvaient être accordées a posteriori. Autrement dit, les clubs et les joueurs peuvent se défendre rétroactivement, sans avoir présenté d'AUT au moment du contrôle. Les joueurs contrôlés positifs devront se justifier devant la commission médicale de la Fédération française de rugby. Celle-ci dispose de 40 jours pour mener son enquête et estimer si l'emploi du médicament était justifié, d'un point de vue médical.
Lors de la saison écoulée, le Néo-Zélandais Dan Carter avait été blessé plusieurs semaines au mollet droit, et avait disputé la finale de coupe d'Europe perdue par le Racing face aux Saracens (9-21), en étant très diminué. Le club des Hauts-de-Seine explique, dans son communiqué, "affirmer avec la plus grande force que son éthique, sa pratique sportive, n’ont rien à voir avec des pratiques illégales, nous sommes du côté du droit, de l’éthique et de l’amour des valeurs d’un sport propre".
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