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Le Défenseur des Droits se saisit de l'affaire du flashball d'Argenteuil(95)

Le Défenseur des Droits a annoncé, vendredi 17 juillet, se saisir d'office de l'affaire de cet adolescent de 14 ans blessé par un tir de flashball au niveau des testicules par la police, dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Argenteuil (Val-d'Oise).
© France3 Paris
Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a annoncé, vendredi 17 juillet, qu'il avait "décidé de se saisir d'office" de ces faits.

"Eu égard à la gravité apparente de la blessure, de l'intérêt supérieur de l'enfant, s'agissant d'un mineur âgé de 14 ans, et aux recommandations générales formulées par l'institution (...), le Défenseur des droits décide d'ouvrir une enquête sur ces faits", précise son communiqué.

M. Toubon a affirmé avoir envoyé vendredi au ministre de l'Intérieur un avis rappelant ses recommandations sur l'utilisation par les forces de l'ordre des moyens de force intermédiaire, dont le Flash-Ball superpro (arme de poing) et le lanceur de balle de défense (LDB, arme d'épaule).

Le jeune garçon a déposé plainte jeudi 16 juillet à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) à Paris. Dans sa plainte, il explique qu'il "sortait, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, vers 02h00 du matin, de la mosquée d'Argenteuil quand il a décidé de rejoindre des amis pour s'amuser avec des pétards". Toujours selon lui, "des policiers poursuivaient un autre groupe de jeunes qui leur jetaient des mortiers, et que l'un des policiers lui a tiré dessus alors qu'il nie s'être mêlé à ce groupe".

Une enquête a été confiée par le parquet de Pontoise à l'IGPN, qui devrait rapidement procéder à l'identification et l'audition des fonctionnaires en intervention ce soir-là à Argenteuil, théâtre de violences urbaines.
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