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Municipales 2020 : les temps forts du débat du second tour à Choisy-le-Roi

À Choisy-le-Roi, la fermeture du site Renault est venue bousculer ces élections. Un sujet majeur pour les candidats Tonino Panetta (Divers droite), Didier Guillaume (Divers gauche) et Nathalie Lemoine (LREM). Ils ont débattu ce mardi sur France 3 Paris Ile-de-France. Voici ce qu'il faut en retenir.

Les trois candidats à Choisy-le-Roi, Tonino Panetta, Didier Guillaume et Nathalie Lemoine ont participé au débat ce mardi.
Les trois candidats à Choisy-le-Roi, Tonino Panetta, Didier Guillaume et Nathalie Lemoine ont participé au débat ce mardi. © France 3

Municipales disputées à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne. Les trois candidats présents au second tour, Tonino Panetta (Divers droite), Didier Guillaume (Divers gauche) et Nathalie Lemoine (LREM) ont débattu ce mardi soir sur France 3 Paris Ile-de-France.

Et d'emblée, la question des surprenantes alliances a été évoquée. Il s'agit en particulier de la fusion des listes entre Ali Id Elouali, ancien candidat EELV (son parti lui a retiré son investiture), et Tonino Panetta. "Il y a des alliances qui sont des alliances de circonstance, des alliances opportunistes", a ainsi réagi Didier Guillaume, rappelant que le candidat écologiste a fait partie pendant des années de sa majorité.

Tonino Panetta a lui défendu cette alliance : "C'est une chance pour Choisy-le-Roi. Déjà en 2014, nous avions un programme très proche." Selon lui, pas de risque que cela vire au vinaigre comme à Villejuif, où la majorité verts-bleus n'a pas duré, car "nous nous connaissons".

Nathalie Lemoine a observé qu'Ali Id Elouali était "très à gauche" et que Tonino Panetta était "très à droite" : "c'est presque déplacé", a-t-elle estimée.

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Fermeture de l'usine Renault

Autre dossier dont tout le monde parle à Choisy-le-Roi : la fermeture de l'usine Renault (260 emplois). "La fermeture de Renault est doublement dramatique, parce qu'à Choisy-le-Roi, c'est le néant au niveau économie", pense Tonino Panetta. Selon lui, "si le pire devait arriver, il ne doit jamais fermer", y compris s'il n'était plus "sous l'étendard Renault" et dans ce cas, il a demandé à l'État de céder le site pour 1 euro symbolique à la commune.

Nathalie Lemoine a dit avoir "échangé avec des membres du gouvernement sur le sujet" et "fait confiance à ceux qui peuvent le faire, et je leur donne mandat pour faire que tout soit possible", comprendre "les ministres, monsieur le maire et le député".

Didier Guillaume a demandé à être reçu par le Premier ministre sur la question. Il dit avoir rassemblé syndicats, élus lors d'une manifestation à laquelle 2 000 personnes ont participé. Il dit avoir contacté la direction de Renault sans avoir de réponses. "Il est vital que ce site reste parce qu'il fait partie du patrimoine social, industriel et historique de l'Île-de-France", a déclaré le maire sortant.

► Les enjeux de ce second tour résumés en 1 minutes 30

durée de la vidéo: 01 min 17
Les enjeux du second tour des municipales à Choisy-le-Roi ©France 3 Paris Ile-de-France

Pas de police municipale à Choisy ?

Autre sujet qui divise parmi les candidats : le rôle de la police municipale. Car la ville actuellement en a une, mais elle ne porte pas ce nom.

Nathalie Lemoine veut recruter des policiers municipaux mais admet qu'il est difficile de trouver de bons candidats : "Il ne faut pas présenter des choses qui ne sont pas réalisables. Cela se fera progressivement sur toute la mandature. Aujourd'hui, on est obligé de travailler sur cette sécurisation de l'espace public, c'est une priorité". A la question de savoir s'il faut les armer, elle répond : "Pour l'instant, on n'est pas forcément sur une police municipale armée. C'est une demande de beaucoup de citoyens mais on souhaite sur le sujet qu'il y ait une réelle concertation avec les habitants parce que les avis divergent".

Par ailleurs, elle a regretté le manque d'agents et pense que "la municipalité n'assume pas suffisamment le fait qu'elle a créée une police municipale. Ce n'est pas dans la culture des partis de gauche d'avoir une politique de police municipale".

Didier Guillaume lui a répondu que cette stratégie avait été créée avec l'État, le préfet et la procureure du département. "La démarche s'articule autour de quatre axes : la prévention, la médiation, la dissuasion et les sanctions. C'est une démarche qui doit être ensemble et systémique", a-t-il affirmé. Il a ajouté qu'il "assumait d'avoir une police municipale". Il aimerait augmenter le dispositif de vidéosurveillance "avec une démarche de sanction et de verbalisation".

Tonino Panetta a lui déploré "huit incendies sur les deux dernières années". Une proposition à retenir : "une vraie police municipale. Deux agents, c'est inexistant". "Cette police municipale doit remplacer feu la police de proximité, elle va travailler avec des médiateurs qui seront au contact de la population", indique le candidat.

Résultats du premier tour

Plusieurs inconnues pèsent sur le scrutin du 28 juin. Difficile de savoir tout d'abord si les électeurs suivront les consignes de vote des responsables politiques, en particulier les électeurs du candidat écologiste rallié à celui de droite, Tonino Panetta.

Ensuite, l'abstention risque d'être forte alors que seuls 37,5% des électeurs s'étaient déplacés lors du premier tour.

Tonino Panetta s'était donc trouvé en tête avec 33,18% des votes suivi par Didier Guillaume, 29,48% et Nathalie Lemoine avec 10,69% des voix.

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