Yvelines – L'abattoir d'Houdan devant la justice après la révélation de mauvais traitements dénoncés par L214

Des militants de l'association L214 en décembre 2018 à Lyon. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP
Des militants de l'association L214 en décembre 2018 à Lyon. / © PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Plusieurs employés de l'abattoir d'Houdan dans les Yvelines vont être jugés par le tribunal de Police de Versailles le 21 février 2019. L'association L214 avait révélé des images de mauvais traitements des animaux en février et en juin 2017.

Par Marc Taubert

La vidéo, publiée en février 2017, est présentée par le célèbre chroniqueur Guillaume Meurice qui officie sur France Inter. On y voit les mauvais traitements infligés à des porcs par des employés de l'abattoir d'Houdan, dans les Yvelines.
Le directeur, trois salariés et un agent des services vétérinaires vont être jugés à partir du jeudi 17 janvier par le tribunal de police de Versailles, a-t-on appris suite à un communiqué de l'association L214. Le procès a été renvoyé au 21 février 2019 pour des raisons de vice de forme.
 

60 infractions relevées

"Sur la base des images et de la plainte déposée par L214, plus de 60 infractions ont été retenues par le Procureur pour engager des poursuites", affirme-t-elle ainsi.

Contre le directeur de l’abattoir pour :
Installations non conformes, personnel non qualifié (mauvaises pratiques des employés)  et pratiques insalubres (cochons saignés à même le sol).

Trois salariés sont aussi poursuivis pour mauvais traitements (usage systématique et abusif de l'aiguillon électrique, coups de pied et de "mouvette" utilisée sur la tranche).
 

"Système violent"

Brigitte Gothière, porte-parole de l'association affirme que : "Ces images ont été captées et diffusées pour rendre visible un système violent qui met à mort plus de 3 millions d’animaux chaque jour en France."

Et d'ajouter : "Elles ont aussi montré que la réglementation dans les abattoirs ne sert qu’à rassurer les consommateurs : elle n’est même pas appliquée par ceux qui sont censés la faire respecter, aggravant encore les souffrances endurées par les animaux."

Les accusés risquent des amendes d'un montant maximal de 3.000 euros.
 

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