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Marina : réactions des avocats et des associations après le verdict

Me Constatino, avocat de l’association Enfance et Partage, Me Olivier Godard, avocat de Thérèse Roboam, administrateur des frères et sœurs de Marina, Me Pierre-Olivier Sur, avocat de l’association Innocence en Danger, Me Anastasia Pechiouguina avocat de l’association l’ Enfant Bleu, Enfance maltraitée et Clémence Wiit, assistante de Me Sur. / © AFP, Jean-François Monier
Me Constatino, avocat de l’association Enfance et Partage, Me Olivier Godard, avocat de Thérèse Roboam, administrateur des frères et sœurs de Marina, Me Pierre-Olivier Sur, avocat de l’association Innocence en Danger, Me Anastasia Pechiouguina avocat de l’association l’ Enfant Bleu, Enfance maltraitée et Clémence Wiit, assistante de Me Sur. / © AFP, Jean-François Monier

Les avocats des parents de Marina se sont dits satisfaits, après la condamnation de leurs clients à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Sarthe. 

Par Laurent Quembre

Les parents de Marina, Eric Sabatier et Virginie Darras, ont été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle, dont 20 de sûreté, pour les actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort de leur fille de 8 ans en 2009.

"On s'attendait à une peine très importante depuis le début du procès", a commenté à l'issue de l'énoncé du verdict Me Dorothée Bersihand, avocate de Virginie Darras. "Qu'ils soient condamnés tous les deux à la même peine je trouve ça très bien, c'est juste", a-t-elle ajouté.
 
Comme les avocats de la mère, ceux du père ont été satisfaits que la perpétuité n'ait pas été prononcée. "Notre objectif était que M. Sabatier échappe à la perpétuité, on peut être soulagés", a indiqué Me Véronique Sousset, soulignant que leur client "accepte cette sanction".
 
Celle-ci est "à la hauteur des actes de barbarie et de torture" endurés par Marina, a estimé Me Vanina Padovani, avocate de L'Enfant bleu, l'une des organisations de défense de l'enfance parties civiles. Ces associations ont annoncé une plainte conjointe contre l'Etat pour dysfonctionnement des services et faute lourde. Marina n'avait pas été secourue malgré les signalements.
Voir l'interview de Martine Brousse, directrice générale de l'association "la Voix de l'enfant".  
ITW de Martine Brousse, Directrice générale de la voix de l'enfant
Ces associations vont également formuler des propositions pour renforcer la protection des enfants, avec l'introduction d'un "principe de précaution". "Le signalement est une mesure de prévention, il ne faut pas attendre que la maltraitance soit avérée", a jugé Me Rodolphe Costantino (Enfance et partage).
 
Depuis le 11 juin, date de début du procès, la cour a longuement examiné les faits et la personnalité des accusés qui ont reconnu avoir battu, humilié et torturé la fillette, dès ses deux ans et jusqu'à sa mort, sans pour autant réussir à expliquer pourquoi.
 
 

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