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Les islamistes menacent les otages du Sahel, Hollande reste ferme sur l'intervention militaire au Mali

Le président français au sommet de la francophonie à Kinshasa hier / © AuteurISSOUF SANOGO/AFP
Le président français au sommet de la francophonie à Kinshasa hier / © AuteurISSOUF SANOGO/AFP

"Il est temps, maintenant, de libérer nos otages" a déclaré, hier, le Président français déterminé en marge du sommet de la francophonie à Kinshasa.

Par Xavier Collombier

Un chef jihadiste a accusé samedi le président français de mettre "en danger" la vie des otages français au Sahel, dont celle de Pierre Legrand originaire de la région,  en soutenant la préparation d'une opération contre les islamistes armés dans le nord du Mali.

"La vie des otages français est désormais en danger à cause des déclarations du président français qui veut nous faire la guerre. Lui-même,
sa vie est désormais en danger. Il faut qu'il le sache",
a déclaré, interrogé par l'Agence France Presse,  Oumar Ould Hamaha, membre du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

"C'est en montrant une grande détermination pour tenir notre ligne, qui est celle de la lutte contre le terrorisme, que nous pouvons convaincre les ravisseurs qu'il est temps, maintenant, de libérer nos otages", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse à Kinshasa hier à l'occasion du sommet de la francophonie.

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"En disant ce que je dis sur l'intégrité du Mali, (...) c'est aussi un message que j'adresse aux ravisseurs: libérez-les avant qu'il ne
soit trop tard"
a expliqué le Président de la République, plus tard devant la communauté française.

Vendredi, il a affirmé que son pays appuiera "matériellement, logistiquement" une résolution proposée notamment par la France et votée le même jour par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui presse l'Afrique de l'Ouest de préciser sous 45 jours ses plans en vue d'une intervention militaire pour reconquérir le nord du Mali. "Mais nous n'aurons pas de soldats qui participeront à cette opération" militaire, avait précisé François Hollande.


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