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FagorBrandt : les sites vendéens ne sont pas concernés par l'aide de l'état

Un salarié de FagorBrandt manifeste à Vendôme le 5 novembre 2013 pour le reprise de son entreprise / © Jean-François Monier / AFP
Un salarié de FagorBrandt manifeste à Vendôme le 5 novembre 2013 pour le reprise de son entreprise / © Jean-François Monier / AFP

Le groupe d'électroménager FagorBrandt (1.800 salariés), en redressement judiciaire, va pouvoir redémarrer grâce notamment à un prêt de l'Etat de 10 millions d'euros, C'est ce qu'a annoncé hier soir le ministère de Arnaud Montebourg. Seul le site d'Orléans du groupe est concerné.

Par Willy Colin

FagorBrandt "pourra procéder au redémarrage partiel de ses activités conformément au plan mis en oeuvre par l'administratrice judiciaire", indique le ministère dans un communiqué.

Celui-ci précise que c'est le site d'Orléans qui redémarrera. Depuis la mi-octobre, les quatre sites industriels du groupe, Orléans (Loiret, 523 salariés), Vendôme (Loir-et-Cher, 221 salariés), La Roche-sur-Yon (339 salariés) et Aizenay (Vendée, 106 salariés) sont à l'arrêt faute de pouvoir payer les fournisseurs, et les salariés au chômage technique.

La reprise d'activité annoncée est permise par "un effort des banques créancières" de 14 millions d'euros consistant en "un prêt de 5 millions d'euros, ainsi que la levée des gages sur les stocks de produits finis représentant environ 9 millions d'abandon de créances".

De son côté, l'Etat a décidé d'accompagner cet effort et de mobiliser 10 millions d'euros de prêt au titre du Fonds pour le développement économique et social (FDES).

Le remboursement du prêt du FDES et celui des banques est prévu en plusieurs échéances d'ici à mars 2014.


Réactions syndicales

  • Pour Christian Legay (CFE-CGC, deuxième syndicat), "c'est une bonne nouvelle" mais "il y a urgence car il faudrait que les fonds arrivent sous deux ou trois jours pour pouvoir redémarrer rapidement". "On souhaite que le plus grand nombre de sites puissent redémarrer", ajoute-t-il.
  • "il faudrait que tous les sites bénéficient d'un redémarrage d'une ligne de fabrication au moins", insiste également Philippe Breger (CGT, premier syndicat).

Bruno Retailleau : " C'est un bon signal, mais..."

Joint ce matin, le président du conseil général de la Vendée salue "la réactivité de Arnaud Montebourg", mais reste très vigilant : "C'est très loin d'être suffisant, on ne peut pas conclure que tout est gagné puisque deux sites vendéens sont toujours à l'arrêt", rappelle-t-il. Et d'ajouter : "Plus, on attendra, moins il y aura de chances d'une reprise globale sur l'électroménager". 

M. Retailleau prévient par ailleurs :

On me trouvera sur le chemin, si la solution consistait à sacrifier nos sites, il faut empêcher toute casse sociale


Tous les acteurs du dossier espèrent voir s'éloigner le spectre du plan de restructuration pressenti avant le dépôt de bilan et qui prévoyait de conserver seulement le site d'Orléans,

Avec AFP

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