Les salariés vendéens de FagorBrandt n'y croient plus. Non seulement le groupe algérien Cevital, repreneur potentiel, s'est vu refuser par les tribunaux espagnol d'exploiter les marques du groupe, mais Variance le potentiel repreneur vendéen finalement ne serait pret à sauver que 50 emplois.
Notre reportage
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Elodie Soulard et Damien Raveleau sont les journalistes de France 3 Vendée à la Roche-sur-Yon.
Les raisons de la colère
- L'offre de reprise en Vendée par Variance ne concerne plus que 50 emplois à Aizenay. Il n'y aurait pas de repreneur pour l'usine de la Roche. Actuellement 440 personnes travaillent sur les deux sites vendéens.
- L'algérien Cevital qui était prêt à reprendre le reste des usines françaises à Orléans et Vendôme, conditionne son offre à condition de pouvoir exploiter les marques du groupe Fagor. La justice espagnole, consciente du potentiel commercial de cet usage a interdit pour l'instant l'utilisation de ces enseignes par le repreneur. Cevital pourrait bien jeter l'éponge. Une très mauvaise nouvelle pour la Vendée, l'entreprise de platurgie entreprise Variance ayant basé son plan de reprise autour des commandes comme sous traitant de Cevital.
- Les salariés vendéens du groupe basque en veulent particulièrement au Ministre du redressement productif. "L'Etat s'opposera à toute forme de vol de marque, à toute initiative ou entreprise consistant à voler les brevets et les marques pour aller produire ailleurs", avait affirmé le volontariste ministre.
"Notre objectif est d'organiser la reprise de FagorBrandt, de démontrer aux repreneurs que cette entreprise est en état de marche (...), de défendre et de préserver l'outil industriel, en garantissant le plus possible d'emplois". Nous sommes disposés à compléter le financement d'une reprise pourvu qu'elle respecte ces objectifs et ces buts", expliquait Arnaud Montebourg en décembre dernier aux salariés inquiets. Aujourd'hui, ils se retrouvent sans marque ni repreneur; le pire des scénarios.