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Saint-Nazaire : Les chantiers navals STX sont officiellement à vendre

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La banque coréenne KDB, qui est aussi actionnaire principal des chantiers navals STX, a confirmé son intention de vendre l'ensemble de ses filiales européennes. Les syndicats de STX France à Saint-Nazaire ont appris la nouvelle ce vendredi.

Par Claude Bouchet

Annonce officielle par l'actionnaire

La KDB est le principal créancier de STX en Corée. La banque indique vouloir se séparer rapidement de STX Europe. Et donc du même coup STX France, qui comprend les anciens chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. Pour mémoire l'État français détient 33,4% du capital de STX France à travers la Banque Publique d'Investissement (BPI). Le groupe avait déjà annoncé il y a quelques mois son intention de vendre. Endetté, la vente de STX France, dont il détient 66,6%, pourrait l’aider à retrouver des liquidités.

Par une plaquette publicitaire

La direction a informé jeudi le comité d'entreprise qu'une plaquette avait été réalisée pour démarcher les investisseurs..."


précise Christophe Morel, délégué syndical CFDT. C’est donc, d’une drôle de manière que les chantiers de Saint-Nazaire ont appris que leur actionnaire principal, le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, cherchait bien à les vendre. L’information leur a été communiquée… par la concurrence. Ils ont en effet reçu une "plaquette publicitaire" destinée à séduire de potentiels repreneurs...

Le carnet de commandes est bien rempli

Le constructeur français a un carnet de commandes de bonne facture, avec trois nouveaux paquebots (un second Oasis et deux nouveaux MSC) auquel s'ajoute une option pour deux navires supplémentaires MSC). Saint-Nazaire dispose désormais de cinq ans de visibilité sur son plan de charge, rien qu’avec les navires et commandes fermes. Les syndicats restent néanmoins vigilants sur la suite des événements car ce sont près de 2500 personnes qui travaillent aux chantiers. Sans oublier quelques 4000 sous traitants... Pour autant, aucune menace ne pèse aujourd'hui sur l'emploi.

L'état devra contrôler l'opération 

L'état, même s'il est actionnaire minoritaire (33,4%), aura son mot à dire. Par ailleurs, l'activité même des chantiers (la partie militaire) autorise l'état français à garder un contrôle sur le choix d'un éventuel repreneur (décret Alstom)
 








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