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Hellfest 2014 : non, ce n'est pas un festival satanique, la preuve

Aux détracteurs du Hellfest, qui voudraient que le festival n'ait rien de très catholique, France Info est allée à la rencontre de l'abbé Monnier qui officie dans la commune de Dieue-sur-Meuse en Lorraine. Ce trentenaire est entré dans les ordres sans pour autant délaisser sa passion pour le métal.
On peut être prêtre et aimer le métal...
On peut être prêtre et aimer le métal... © FILIPPO MONTEFORTE / AFP
##fr3r_https_disabled##Reportage à Nancy de France 3 Loraine, de Franck Gaillet et Boris Kratschmar

Dieue-sur-Meuse, une petite commune de 1 400 âmes située à une douzaine de kilomètres de Verdun. L'abbé Monnier est en charge de la petite paroisse. Aux murs du presbytère, s'affichent icônes religieuses et posters de métal.

L'abbé Monnier est tombé dans le métal tout petit, au grand dam de sa famille, catholique très pratiquante qui ne comprenait pas son goût pour le métal qui puise son inspiration dans les mythes, les vampires et autre loups-garous  : "Ce sont des figures qu'on retrouve beaucoup. Dans toutes ses figures, il y a celle du diable mais au même tire que les autres. J'ai donc envie de dire, c'est un diable culturel. Une sorte de bannière de protestation"

"C'est une musique qui ne plait pas à tout le monde, qui est difficilement accessible. Il faut rentrer dedans. C'est comme le jazz, c'est comme le classique : ça demande un vrai travail de l'oreille. Les premiers morceaux qu'on peut écouter, on ne comprend rien puis au fur et à mesure, l'oreille s'affine. J'aime bien dire : le métal c'est comme la religion, ça se comprend de l'intérieur."

Et à ses ouailles, il essaie de transmettre à la fois sa passion pour Dieu et pour la culture métal : du catéchisme à base de jeu de rôle aux célébrations de mariage au son de la marche nuptiale version métal.
Avec des amis, il a également monté une association, MétalphiziK, qui assure la promotion des groupes en région Lorraine.

Petit détail supplémentaire : son chat, noir bien entendu, l'abbé Monnier l'a appelé Méphisto.

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Et même le Pélerin défend le festival : "D’accord, le look du fan de musique metal est particulier. Ça ne l’empêche pas d’être bon enfant. Et même, parfois, croyant !".

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