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Entre Hollande et Sarkozy, Philippe de Villiers choisit Vladimir Poutine

"J'échangerais volontiers Hollande et Sarkozy contre Poutine" a expliqué Philippe de Villiers à nos confrères de RTL après son entrevue avec le maître du Kremlin dans le but d'ouvrir un Puy du fou en Crimée.
La rencontre de jeudi en Crimée entre Philippe de Villiers et Vladimir Poutine.
La rencontre de jeudi en Crimée entre Philippe de Villiers et Vladimir Poutine. © ALEXANDER ZEMLIANICHENKO/POOL/MAXPPP

La rencontre "inoubliable"

Au micro de RTL, l'ancien président du conseil général de Vendée a encore des trémolos dans la voix quand il parle de sa rencontre avec Vladimir Poutine jeudi, "une rencontre inoubliable" selon Philippe de Villiers. L'objet de cette rencontre au sommet ? Le projet de deux parcs d'attraction sur le modèle du Puy du Fou, l'un à Moscou, le deuxième en Crimée. La province prise à l'Ukraine et rattachée à la Grande Russie ce printemps par Poutine. 
Les deux hommes se sont d'ailleurs rencontrés en Crimée au Palais Livadia près de Yalta sur la mer Noire.

Pas d'état d'âme

Le fait que le rattachement de la Crimée à la Russie s'inscrive dans un contexte de réprobation internationale généralisée, ne pose aucun soucis à l'ancien homme fort de la Vendée. 
"Les Criméens se sont exprimés par un référendum, il y a eu 85% de voix pour le rattachement à la Russie (…) Les Criméens dans une immense majorité se sentent Russes" explique le président fondateur du Puy du Fou. Philippe de Villiers entre l'Ukraine, l'Union Européenne et la Russie a clairement choisi son camp,

Quand je vois l'engrenage des sanctions et des contre-sanctions, je pense que les dirigeants européens ne sont pas responsables(...)J'échangerais volontiers Hollande plus Sarkozy contre Poutine".


L'ancien élu vendéen sur France Info a continué à faire l'éloge de son héros nationaliste russe. "C'est un grand chef d'Etat, un patriote, il ne veut pas des Femen - ça ne me dérange pas - il ne veut pas de l'Otan - ça ne me dérange pas. (...) Les sanctions sont des actes de guerre. Les coopérations sont des actes de paix. Nous sommes venus poser un acte de paix. Cette oeuvre commune franco-russe s'inscrit dans la longue tradition de l'amitié franco-russe (..) l'avenir de l'Europe ne s'écrit pas sur le continent américain. Il s'écrit sur le continent européen. Il n'y a pas d'avenir de l'Europe sans la Russie".