Le procès pour plagiat de Royal de Luxe face à Coca Cola débute ce jeudi

A gauche, une capture d'écran de la pub Coca-Cola et du Santa Claus de 12 mètres de haut. A droite, le dernier personnage de Royal de Luxe, la grand-mère / © Capture Youtube et AFP PHOTO / FRED TANNEAU
A gauche, une capture d'écran de la pub Coca-Cola et du Santa Claus de 12 mètres de haut. A droite, le dernier personnage de Royal de Luxe, la grand-mère / © Capture Youtube et AFP PHOTO / FRED TANNEAU

La compagnie Royal de Luxe a porté plainte contre Coca-Cola pour pour parasitisme*. Elle se serait inspirée de leurs créations, pour une publicité diffusée à Noël 2012. La multinationale semblait savoir dès le début qu'elle courait un risque en s'inspirant directement des géants de la troupe de rue.

Par Claude Bouchet

le parasitisme*("passing off" en anglais) terme inventé par Coca Cola qui a gagné son 1er procès pour parasitisme contre Pepsi !​


Refus de collaborer initial​

La troupe explique que  "Coca-Cola nous a contacté en mai 2012 pour réaliser une publicité de Noël. Ils souhaitaient un Santa Claus de 12 mètres de haut, père Noël animé à la façon de nos Géants", "Nous avons décliné cette proposition, ayant toujours refusé d'être au service d'une marque. Si nous acceptons un type de partenariat commercial, il ne peut s'agir que de mécénat. Toutes les entreprises qui ont sollicité Royal de Luxe ont toujours respecté notre démarche", expliquent les responsables.

Viol des créations de Royal de Luxe

Mais en décembre 2012, "loin de la joie et la magie prônées par l'entreprise Coca-Cola au moment de Noël, nous découvrons un père Noël, triste plagiat de nos Géants", assurent-ils. "Transporté par camion, réveillé sur une place sous les yeux de dizaines de personnes, le père Noël devient une marionnette animée par des manipulateurs, à la rencontre d'une population émerveillée"



Et selon la troupe :

vous n'y verrez image par image qu'un viol de nos créations: attitudes, mouvements, actions, regards".


Parlant de "supercherie", d'une "usurpation d'image parasitaire, hautement nuisible" l'association Théâtre Royal de Luxe "a décidé de porter plainte et a chargé ses avocats de saisir la Justice", a indiqué la troupe.

Selon Royal de Luxe, Coca-Cola aurait cherché à "capter la valeur patrimoniale et le potentiel économique et culturel que représente la notoriété de Royal de Luxe", qui demande réparation.

Le montant des indemnités réclamées pourrait atteindre le montant du bénéfice de la campagne de Coca Cola diffusé dans 61 pays, dont la France. (le spot a été diffusé à la Réunion, ce que nie Coca). L'avocat de Royal de Luxe dit avoir des preuves accablantes, des documents prouvant que Coca connaissait les marionnettes géantes.

L'avocat de Royal de Luxe, Me Frédéric Boucly de dit confiant

L'avocat de Royal de Luxe


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