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Tempête Xynthia : le procès en appel Xynthia débutera le 16 novembre à Poitiers

René Marratier, l'ancien maire de la Faute sur Mer avec son avocat / © France 3 Pays de la Loire
René Marratier, l'ancien maire de la Faute sur Mer avec son avocat / © France 3 Pays de la Loire

On vient de l'apprendre, le procès en appel Xynthia débutera le 16 novembre 2015 devant la cour d'appel.

Par Claude Bouchet

Dans le procès de la tempête Xynthia en 2010, l'ancien maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, et son ancienne adjointe à l'urbanisme, Françoise Babin, ont fait appel de leur condamnation à de la prison ferme pour la mort de 29 personnes. Son fils, Philippe Babin, condamné à dix-huit mois de prison ferme, a également interjeté appel "dans les formes et les délais prévus par le code de procédure pénale ", a indiqué le parquet des Sables-d'Olonne.

Le procureur de la République, Gilbert Lafaye, a fait également appel. Cela peut sembler surprenant puisque les condamnations sont allées au-delà de ses réquisitions. Le procureur explique son choix ainsi :"Donner entière liberté d’appréciation à la cour". En d'autres termes, la cour se réserve la possibilité de modifier la peine, le cas échéant.

Ce nouveau procès se tiendra à Poitiers et pourrait durer 3 à 4 semaines

Que s'est il passé la nuit du 27 au 28 février 2010​​

  • Une conjonction de phénomènes provoque la submersion d'une digue à La Faute-sur-Mer : la grande marée, une dépression extratropicale de type "bombe" et des vents violents
  • Selon certains géographes, un 4ème facteur serait intervenu à la Faute et à l'Aiguillon : l'effet goulot d'étranglement qui, par le simple phénomène des grandes marées, provoque une élévation du niveau de la mer de 4 à 5 mètres.
  • Des dizaines de maisons sont inondées. Elles sont  construites dans une zone qui aurait dû être classée rouge, donc inconstructible, sur cette commune située sur une langue de terre coincée entre l'océan et l'estuaire du Lay. On surnommera l'endroit la "cuvette mortifère".
  • Les victimes ignoraient pour la plupart le danger qui les menaçait. Elles périront noyées, surprises en pleine nuit par la montée des eaux, emprisonnées dans leurs maisons ou emportées par les torrents boueux.
  • Sur ces terrains, des lotissements avaient poussé, sans tenir compte des mesures de précaution, voire d'interdiction que les autorités réclamaient depuis des années au maire de l'époque, René Marratier, élu de 1989 à mars 2014.
  • On dénombrera 29 victimes sur la commune de La Faute-sur-Mer

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