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Notre-Dame-des-Landes : après Sivens, une évacuation est-elle possible sur la ZAD ?

La Zad à Notre-Dame-des-Landes / © France 3 Pays de La Loire
La Zad à Notre-Dame-des-Landes / © France 3 Pays de La Loire

Non, répondent les opposants et les activistes occupant la zone d'aménagement différée de Notre-Dame-des-Landes. Oui, souhaitent la majorité des élus régionaux et les partisans d'un nouvel aéroport.

Par Xavier Collombier

Non, l'évacuation n'aura pas lieu

Les plus militants des opposants à la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes en sont persuadés, la tentative d'évacuation par les forces de l'ordre a déjà eu lieu à l'automne 2012 lors de la calamiteuse opération César. Pour eux, les pouvoirs publics n'oseront jamais réitérer l'opération de police sur leur "zone à défendre", au risque de reproduire un scénario similaire et de fédérer à nouveau l'ensemble des opposants au projet de déménagement de l'aéroport de Nantes au coeur du bocage. 
Les Camille(s), comme se nomment les alter-mondialistes occupants le site, et les militants paysans attendent convaincus que le gouvernement finisse de guerre lasse par abandonner le projet. La tension sur place est descendue d'un cran cet hiver. Sur place les traces du combat militant sont toujours là mais les démonstrations de force et les manifestations sont aujourd'hui réservées à la seule ville de Nantes. 
Des "Zadistes" au loin à Notre-Dame-des-Landes. / © France 3 Pays de La Loire
Des "Zadistes" au loin à Notre-Dame-des-Landes. / © France 3 Pays de La Loire

Les élus écologistes de la région, plus stratégiques, voient dans l'évacuation de la Zone d'aménagement différée du barrage de SIvens l'occasion d'accentuer la pression auprès du gouvernement pour lui faire oublier le projet d'aéroport. Le député nantais François de Rugy, rappelle non sans calcul, que Ségolène Royal a dans les faits porté le coup de grâce au barrage, réclamé par la majorité socialiste départementale soutenant les agriculteurs de la région de Sivens.
Vendredi les élus du Tarn se sont mis d'accord sur le projet remplaçant le barrage. Après le consensus, ces mêmes élus ont demandé logiquement à l'Etat de prendre ses responsabilité et de faire évacuer "sans délais les occupants sans droit ni titre" de la zone.
Pour François de Rugy, si l'Etat décidait de ne pas faire construire l'aéroport, en toute logique les occupants de la Zad quitterait les lieux.
 

NDDL : réactions des zadistes à l'évacuation de SIvens

Oui, l'évacuation de la ZAD est souhaitable

24 heures après l'évacuation de la ZAD de Sivens, le président socialiste de la région Pays de La Loire a l'oeil qui brille. Jacques Auxiette réclame depuis au moins deux ans une évacuation similaire à Notre-Dame-des-Landes
Ça démontre en tout cas, lorsque l'Etat et les pouvoirs publics au niveau national veut, il peut

Les socialistes attendent l'aboutissement de l'ensemble des recours juridiques autour du projet pour faire pression auprès du gouvernement pour faire évacuer les terrains du futur aéroport du grand-ouest.

Après SIvens, l'opposition UMP  au conseil régional, par la voix de son leader François Pinte espère voir Manuel Valls agir au plus vite pour faire appliquer les résolutions des élus régionaux en faveur d'une évacuation immédiate .

 

NDDL SIvens, droite et gauche demandent l'évacuation de la ZAD

Début janvier, sur les ondes de France Inter, François Hollande confirmait son soutien au projet : "Ce projet est lancé depuis des années, il est contesté, il y a des recours. Tant que les recours ne sont pas épuisés le projet ne peut pas être lancé. Quand lesrecours seront épuisés, le projet sera lancé".

Début des travaux 2020 ?

Reste  au Tribunal administratif un recours contre le programme viaire, qui devrait être jugé au premier trimestre 2015. Portant sur le respect de la Loi sur l'eau et le respect des espèces protégées. Ensuite tous les recours liés à la promesse de François Hollande durant sa campagne électorale auront été conduits à leur terme.

Ce qui ne veut pas dire que les travaux pourront commencer aussitôt. Dans tous les cas, du fait de la présence des espèces protégées, coupes d'arbres et transfert des mares par exemple ne pourront avoir lieu qu'en automne ou début d'hiver. Dans l'absolu à l'automne 2015 au plus tôt, et plus probablement en 2016. Années durant lesquelles se situeront également les élections régionales et cantonales qui pourraient reculer de mars 2015 à décembre 2015, et qui pourraient encore venir interférer sur la décision de lancer le chantier de déplacement des espèces...  Suivront alors 3 années de chantier...

Ch Turgis

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