75 ans de la libération des camps nazis : des hommages sur les réseaux sociaux, faute de pouvoir se réunir

Les cérémonies d'hommage aux victimes de la déportation ont lieu ce dimanche 26 avril en comité très restreint, confinement oblige. En Sarthe et en Loire-Atlantique, les associations pour la mémoire des victimes organisent des commémorations "virtuelles", pour se souvenir, même à distance.

Cette année, pas de porte-drapeaux pour la cérémonie d'hommage aux victimes de la déportation à Nantes, réduite à son strict minimum à cause du coronavirus.
Cette année, pas de porte-drapeaux pour la cérémonie d'hommage aux victimes de la déportation à Nantes, réduite à son strict minimum à cause du coronavirus. © France3 PDL
Ce dimanche 26 avril se déroule la Journée nationale d'hommage aux victimes de la déportation. Dans les différentes villes des Pays de la Loire, des cérémonies ont eu lieu en comité très restreint, compte tenu de l'épidémie de Covid-19 et des restrictions liées au confinement.
 

La ville du Mans a maintenu la cérémonie au Mémorial des Déportés de la Sarthe mais sans public. Alors les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation de la Sarthe ont décidé de rendre hommage à leur façon, sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs jours, des portraits de déportés, des témoignages, des documents historiques sont publiés quotidiennement sur la page Facebook de l'AFMD 72.À Nantes, une cérémonie s'est déroulée au cimetière de la Chauvinière ce dimanche 26 avril à 10h30, sans public, ni représentant d'associations, ni porte-drapeaux. Une commémoration réduite au strict minimum pour limiter les risques de propagation du virus.

À défaut de pouvoir se réunir en nombre, l'Association de la Fondation pour la mémoire de la Déportation de Loire-Atlantique a réalisé avec une vingtaine de musiciens, chanteurs et comédiens, un hommage "virtuel" aux victimes de la déportation. Grâce au bouche-à-oreille, de nombreux artistes se sont portés volontaire pour prendre part à cet hommage. En une dizaine de jours, la vidéo était réalisée.

"Forcément, c'est douloureux de pas pouvoir assister à ces commémorations, particulièrement pour les enfants de déportés", explique Séverine Pirovano, vice-présidente de l'Association de la Fondation pour la mémoire de la Déportation de Loire-Atlantique. "Mais avec cette vidéo et la mobilisaiton qu'elle a suscitée, cela montre que des gens se sentent concernés et que ce n'est pas une mémoire morte."D'anciens élèves du lycée Clemenceau se sont aussi joints à l'initiative en reprenant des textes écrits par leurs soins il y a près de dix ans lors d'un voyage d'étude au camp de Buchenwald. Un moyen de ne pas oublier les 1 800 déportés de Loire-Atlantique, malgré le confinement.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus santé société hommage histoire culture
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter