Coronavirus : toucher ou ne plus toucher… telle sera la question de l’après pandémie de Covid-19

En plein déconfinement, tout le monde a les yeux tournés vers le monde d’après le virus. Mais si le plus grand changement était celui de ne plus avoir les mêmes liens physiques ?

Toucher ou ne plus toucher, telle est la question avec le coronavirus
Toucher ou ne plus toucher, telle est la question avec le coronavirus © Canva
Jusqu’à nouvel ordre, ce qui prime se sont les mesures sanitaires de désinfection et de lavage de mains à outrance.

Que ce soit dans les transports, dans l’espace public ou avec ses amis et sa famille, on ne touche plus et on ne s’approche plus.
 

Se dire bonjour sans se faire la bise ou se serrer la main

C’est dur, très dur même. Car nous sommes une culture latine, celle du contact humain avant tout.

Cette éducation culturelle qui a engendré le baise-main à une époque qui semble si lointaine. Celle du check plus récent. Ou de la démocratisation de la bise, entre collègues de travail ou entre amis.
Et aujourd’hui, interdiction, forbiden, verboten.

Les mains ne doivent plus toucher autrui, elles ne doivent plus toucher notre visage ou notre masque, sous risque d’atttraper ce sale virus commençant par un  C comme chienlit.

Du coup on ne sait plus comment faire. Nos confrères de France inter en ont fait un excellent article sur 10 manières de se saluer différemment.

Coronavirus : 10 façons de se dire bonjour sans se faire la bise ou se serrer la main

Les consignes sont claires et elles viennent du sommet de l'État : il faut "éviter la poignée de main" pour se protéger du coronavirus. Mais alors que faire, pour se dire bonjour ? Voici dix façons de se saluer, repérées sur internet ou inspirées d'autres cultures que la notre.

 

Changer ses habitudes

Mais il n’y a pas que la poignée de main, le simple fait de se toucher le visage est un geste dont on ne se rend pas compte.

On se touche pour un oui ou pour un non. Avant ou après une émotion ou une sensation que l’on ressent.

On se toucherait le visage en moyenne 500 fois par jour, et jusqu’à 3 000 fois pour certains, comme le rappellent nos confrères de France 3 Centre Val de Loire
 

Parler dans l’hygiaphone

Pour les entreprises qui rouvrent, le quotidien est fait de précautions.

A la médecine du travail des Pays de la Loire et dans d’autres sociétés ayant un guichet ou comptoir, on a imposé l’utilisation d’hygiaphone.

On est loin de l’ère Téléphone ou l’on pouvait le chanter à tue-tête. Maintenant il faut parler fort pour se faire entendre.

Et surtout plus question de serrer la main l’interlocuteur(trice) qui se trouve en face de nous.

Ce qui risque d’arriver dans le futur est une distanciation encore plus forte. Le télétravail en est un exemple, concret, on virtualise les autres. Les conférences via certaines applications comme Zoom ont explosé.

La téléconsultation médicale se développe. Plus de "au revoir docteur" en se serrant la paluche.
 

Payer sans toucher

En 2019, 27 % des paiements par carte étaient sans contact. Quatre fois plus qu’en 2016.

Et en 2020, avec la hausse du montant maximal réglable le paiement sans contact va exploser.

Plus question de prendre le risque que nos mimines viennent au contact d’un quelconque risque. Exit la gastro après avoir tapé son code à la suite du client malade qui l’avait fait avant nous.
 

Essayer mais ne pas toucher

Même si dès le premier jour du déconfinement, on a vu des cohortes de consommateurs faire la queue devant des magasins de vêtements, il y a tout de même une chose qui a changé.

Si le vêtement essayé ne convient finalement pas, il partira en quarantaine pendant plusieurs heures puis sera lavé à la vapeur. Si le magasin n'est pas équipé d'appareil à vapeur, il ne réintégrera le rayon qu'au bout de 24 heures.

Les magasins de chaussures proposeront des bas ou chaussettes jetables avant chaque essayage.
 

Comment tu vas copain ?

On peut tout à fait se passer de toucher comme dans les exemples précédents.

Mais le pire n’est-il pas dans l’absence de lien avec les autres dans des lieux de socialisation ?

Ne plus aller dans un bar et en fin de soirée et finir bons amis avec son voisin ou sa voisine, le ou la prendre dans ses bras. Dans un amour pas forcément sincère mais si bon, malgré tout.

Se faire cette bise amicale qui nous rappelle que l’essentiel est peut-être l’autre, cet humain avec qui nous partageons notre planète.

Et pourtant il va falloir faire avec, ou plutôt sans car tant qu’aucun vaccin ne sera découvert, le retour à la "normale" ne se fera pas du jour au lendemain. Il faut juste espérer que ça ne sera pas "Jamais, plus jamais".

 
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