Corps percutés par un TGV lundi : un homme soupçonné d'avoir tué sa femme avant de se suicider

Un TGV sur la ligne grande vitesse Atlantique. (Illustration) / © MaxPPP
Un TGV sur la ligne grande vitesse Atlantique. (Illustration) / © MaxPPP

Lundi, un train avait percuté deux corps sur la LGV Atlantique. Il s'agit d'un couple dont le mari est soupçonné d'avoir tué son épouse avant de se suicider sur les voies. Le trafic des TGV, vers Le Mans notamment, avait été fortement perturbé après la collision.

Par M. F. avec AFP

On en sait davantage sur les deux corps percutés par un TGV sur la ligne Atlantique lundi tôt dans la matinée en Eure-et-Loir. Il s'agit d'un couple dont le mari est soupçonné d'avoir tué son épouse avant de se suicider sur les voies, selon le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin. Il a ouvert une enquête pour homicide volontaire.

La circulation des trains vers l'ouest avait été fortement perturbée lundi matin. Des trains à destination du Mans avaient notamment accusé plusieurs heures de retard après l'interruption du trafic.


"A ce stade de l'enquête, les investigations nous permettent d'exclure la thèse de l'accident et celle de l'intervention d'une tierce personne", a précisé le magistrat.
Conférence de presse du procureur de Chartres sur l'homicide à Beauvilliers en Eure-et-Loir

Chevilles liées avec du ruban adhésif

L'épouse était séparée de son mari depuis quelques semaines. "Elle a été retrouvée sur les voies les chevilles liées, avec du ruban adhésif servant habituellement aux déménagements", a détaillé Rémi Coutin.

L'homme se serait rendu à son ancien domicile où vivait sa femme dans la nuit de dimanche à lundi, à Luisant, en périphérie de Chartres, avant de se diriger vers la ligne LGV située à une trentaine de kilomètres de là.

Les enquêteurs ignorent encore à ce stade dans quel état se trouvait l'épouse lorsqu'elle a été emmenée de son domicile jusqu'aux voies de la ligne LGV.


Une autopsie des corps a été demandée pour faire avancer l'enquête. Selon leurs premières investigations, les enquêteurs ont découvert que le mari était dépressif et suicidaire. Ils ont retrouvé des documents médicaux l'indiquant. Ils se sont également rendu compte qu'il bénéficiait d'un arrêt de travail.

Le couple avait quatre enfants issus de plusieurs unions et qui avaient été confiés à de la famille avant les faits.


A lire aussi

Sur le même sujet

La CPAM du Maine-et-loire accentue les contrôles

Près de chez vous

Les + Lus