Covid-19 : des patients de Auvergne-Rhône-Alpes en réanimation dans les Pays de la Loire

8 patients malades de la covid-19 sont arrivés ou arrivent ce mardi dans les Pays de la Loire, d'autres pourraient suivre mercredi. Il s'agit pour les centres hospitaliers de notre région de soulager, à la fois le système hospitalier proche de la saturation, et les personnels soignants.
Un patient en réanimation malade de la covid-19 arrive à l'aéroport d'Angers en provenance de Lyon-Bron
Un patient en réanimation malade de la covid-19 arrive à l'aéroport d'Angers en provenance de Lyon-Bron © Catherine Jouannet / CHU Angers
Les patients des hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes arrivent par avion pour être soignés dans les centres hospitalier des Pays de la Loire, pour l'instant moins en tension que dans les établissements Auralpins.

Huit malades de la covid-19 venus de Lyon, Saint-Étienne et Roanne sont en cours de transfert à Nantes (2), Cholet (1), Saint-Nazaire (1), Angers (2) et La Roche-sur-yon (2).

Le centre hospitalier de Laval a été exclu du dispositif du fait de la petite dimension de sa structure de soins de réanimation. Celui du Mans sera activé dès que le nombre de ses malades non covid aura diminué. Un patient pourrait y être accueilli demain.

Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'ARS des Pays de la Loire, indique que "la situation de tension des centres hospitaliers des Pays de la Loire permet encore de répondre aux demandes de solidarité des autres régions".
 

345 lits de réanimation

Mais il sera difficile d'aller au-delà. Car si des lits supplémentaires ont été ouverts dans les services de réanimation, la vague de contamination attendue jusqu'à la mi-novembre permettra de faire face. Si des mesures plus strictes de protection des populations ne sont pas prises, la situation de l'hôpital deviendra critique, pour la période à suivre.

Pour Pierre Blaise, le directeur scientifique de l'ARS des Pays de la Loire, "les trois semaines à venir sont déjà programmées, les personnes qui vont avoir besoin de soins sont déjà contaminées. Sachant qu'il faut 3 semaines pour avoir un impact avec des mesures de confinement, si on agit pas maintenant, il y aura encore plus de malades ensuite".

345 lits de réanimation seront disponibles d'ici au 15 novembre, les centres hospitaliers de la région forment le "Groupe des 5", et seront en capacité d'accueillir des patients de chacun des départements, en fonction des disponibilités dans les services.
 
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