Les corps d'un couple retrouvés en Bolivie

Il pourrait s'agir de ceux d'un couple de jeunes gens originaires de Nort-sur-Erdre en Loire-Atlantique

Les corps d'un homme et d'une femme, pouvant être ceux d'un couple de jeunes touristes français originaires de Loire-Atlantique disparus il y a un an en Bolivie, ont été découverts dans la région où ils ont probablement été assassinés, a annoncé samedi le procureur général bolivien Mario Uribe.

Les médecins légistes travaillent à obtenir des données permettant de les identifier par leur ADN pour déterminer s'il s'agit bien "des deux Français disparus il y a plus d'un an", a déclaré le magistrat à la presse.

On ignorait dans l'immédiat quand les résultats de ces analyses seraient disponibles. Jérémie Bellanger, 25 ans, et sa compagne Fannie Blancho, 23 ans, sont portés disparus depuis le 29 août 2010 après avoir passé une nuit de fête à Guayaramerin, une bourgade du nord-est bolivien à la frontière avec le Brésil, à 800 km de La Paz.

Le principal suspect en détention, Jaime Martinez, un Bolivien présent à la fête dans un bar-boîte de Guayaramerin, est accusé d'avoir tué les deux Français. Il nie toutes les charges retenues contre lui par le parquet local. Le scénario privilégié par le parquet est celui d'une agression sexuelle sur Fannie, suivie d'un meurtre, puis d'un deuxième quand Jérémie s'en serait rendu compte.

Le couple originaire de Loire-Atlantique effectuait un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud avec l'enfant de Fannie, Bounty. Laissé le soir chez une logeuse, le petit Bounty, 3 ans, a été récupéré par son père biologique un mois après la disparition des deux Français.

Un deuxième Bolivien, Richard Roca, a été arrêté en décembre 2010 dans cette affaire. A l'époque, le procureur Carlos Aponte chargé du dossier avait déclaré que Jaime Martinez et Richard Roca "ont consommé des boissons alcoolisées, il y a plusieurs contradictions (dans les déclarations) et Roca a été mis en examen pour complicité", sans autres précisions.

Des sources proches de l'enquête avaient alors jugé peu probable qu'on retrouve des traces des corps dans cette zone couverte d'une forêt tropicale dense et située au bord du grand fleuve amazonien Mamoré.