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Hellfest : l'appel à témoins d'une femme violée pendant le festival permet d'identifier un profil d'agresseur

Elle dit avoir été victime d'un viol le samedi 22 juin, pendant l'édition 2019 du Hellfest. Une jeune femme lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux. / © Eric Guillaud
Elle dit avoir été victime d'un viol le samedi 22 juin, pendant l'édition 2019 du Hellfest. Une jeune femme lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux. / © Eric Guillaud

En quelques heures, son appel a été relayé par des centaines de personnes sur les réseaux sociaux : samedi 22 juin, cette jeune femme dit avoir été victime d'un viol après avoir été droguée, et recherche tout témoignage permettant d'identifier son agresseur.

Par Eleonore Duplay

Son témoignage a fait le tour des réseaux sociaux. Suite à un viol survenu pendant la dernière édition du Hellfest, cette jeune femme avait lancé un appel à témoins pour retrouver son agresseur.

Après 24 heures de mobilisation des internautes, elle vient d'envoyer un nouveau message indiquant avoir reçu de très nombreux témoignages, parmi lesquels 4 personnes indiquant le même profil physique et la même tenue vestimentaire. 
"Je vais donc me munir de tous ces éléments à la gendarmerie, et espère que tout ceci sera confirmé par les caméras présentes sur le site", écrit-elle ce dimanche 30 juin.

Les faits s'étaient produits en marge du concert d'Architect, le samedi 22 juin, pendant la dernière édition du Hellfest à Clisson. Cette jeune femme s'est donc mise à la recherche de toute information qui pourrait permettre d'identifier son agresseur.

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Son appel, diffusé sur un groupe Facebook privé a vite été copié et relayé partout sur les réseaux sociaux.
 
NDLR : L'auteur du tweet ayant été contactée par de nombreuses personnes, nous précisons qu'il ne s'agit pas de la victime, mais d'une personne ayant relayé le message initial, en prenant d'ailleurs soin de masquer l'identité de la jeune femme.

Elle raconte "J'en suis à ma deuxième bière, donc très lucide. (...) mais je sens rapidement que quelque chose ne va pas. J'ai le coeur qui s'accélère, des nausées accompagnées de sueurs froides importantes. En fait, je dégouline."

Sortie de la foule par un festivalier, la jeune femme pense avoir trouvé de l'aide... en réalité, son agresseur, qui après l'avoir probablement droguée, l'emmènera dans une tente, pour la violer : "Je n'avais plus le contrôle de mon corps. Par exemple, lever le bras m'était impossible, comme si tout était anesthésié. (...) Je ne pouvais pas me débattre, mais j'entendais tout et je ressentais la douleur", écrit-elle dans son message.

Avant de la violer, son agresseur l'aurait d'abord "aidé" à traverser le festival, déclarant à un festivalier qui s'inquiétait : "elle est juste bourrée". C'est à cette personne que la victime adresse un message personnel : "TOI, si tu te reconnais, s'il te plaît, aide-moi. (...) Tu as sûrement des éléments précieux à me donner, un descriptif, n'importe quoi !

La victime se décrit ensuite, blonde, cheveux mi-longs, ondulés, vêtue ce soir-là d'un short en jean, d'un débardeur noir, et de chaussures similaires à des Dr Martens, mais plus fines.

Contacté, le festival déclare être au courant, mais que la jeune fille ne serait pas encore allée voir la police.
Mais son message a immédiatement provoqué une vaste chaîne de solidarité sur les réseaux sociaux, les internautes se mobilisant pour retrouver toute photo ou vidéo qui permettraient d'identifier son agresseur.
 

En conclusion de son dernier message publié dimanche 30 juin, la jeune femme indique vouloir rester dans l'anonymat : " Même si la démarche me touche, c'est à dire libérer la parole des femmes violées, je pense que ce n'est pas encore le moment pour moi et encore moins à visage découvert. Je n'ai pas pu répondre à tous les messages, mais merci infiniment pour votre aide et votre soutien."

Les faits se sont produits quelques jours seulement après le lancement de la campagne "Ici, c'est cool", lancée par 25 festivals et lieux culturels des Pays de la Loire, dont le Hellfest, pour lutter contre les violences à caractère sexuel, sexistes, racistes et homophobes. 


 

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