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Loire-Atlantique : sinistrés par les orages de juin, ils réclament l'état de catastrophe naturelle

Les pluies diluviennes de début juin avaient saccagé le collège de l'Immaculée Conception La Salle à Clisson / © France 3 PDL
Les pluies diluviennes de début juin avaient saccagé le collège de l'Immaculée Conception La Salle à Clisson / © France 3 PDL

Le bilan est lourd pour les sinistrés des inondations de juin à début juillet. Si 148 communes ligériennes ont déjà été reconnues en état de catastrophe naturelle, d'autres, en Loire-Atlantique notamment, réclament ce statut pour débloquer des fonds des assurances.

Par Emma Derome et Éléonore Duplay

En juin et début juillet, la région a connu plusieurs épisodes de violents orages, avec des pluies diluviennes, qui ont inondé de nombreuses communes ligériennes. Le 11 juin, tout le collège de l'Immaculée Conception La Salle, à Clisson, avait été évacué, l'eau s'était infiltrée par les plafonds, endommageant aussi, les réseaux électriques.

Deux mois plus tard, l'établissement est prêt pour le retour de ses élèves... au terme d'un été laborieux, selon Isabelle Bellouin, la directrice. "Quand moi je suis arrivée ici fin juillet, c'était déjà un peu réaménagé, propre, il manquait des plaques au plafond. Mais à une semaine de la rentrée, il n'en manque presque plus. On sera sauvés je pense pour la rentrée."
 

Dans le Pays de Retz, l'orage du 1er juillet s'est imprimé dans les esprits. En quelques heures, l'eau avait envahi les rues, et les maisons. Ici, elle est montée à 70 centimètres. Les habitants ont tout perdu."On dort dans la mezzanine des enfants, témoigne Fabienne Bonneau, sinistrée. Le reste, on a été obligés de tout jeter : les canapés, les meubles, le parquet..."

Pour tout refaire, il faudrait environ 70 000 euros. Une somme que l'assurance refuse, car le contrat dissimulait une clause, révélée par un expert consulté par Fabienne : "Il dit oui, mais regardez, dans les conditions générales, il y a écrit dans un petit paragraphe "sauf inondation"." Fabienne a donc droit à 6 000 euros en tout et pour tout, de la part de son assurance. "Tant qu'on est pas passé en état de catastrophe naturelle, on a 6 000 euros pour réparer toute la maison"
 

La commune réclame un arrêté de catastrophe naturelle


Pour débloquer l'argent, la commune de Villeneuve-en-Retz espère un arrêté de catastrophe naturelle. Dans les Pays de la Loire, 148 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle, dont 14 en Loire-Atlantique, depuis un arrêté interministériel du 15 août au Journal Officiel.

Sont concernées, pour le moment, la Chapelle-sur-Erdre, Chateaubriant, Guémené-Penfao, Rouans, Villepot, Vue, Château-Thébaud, Erbray, la Plaine sur Mer, Saint Père-en-Retz, Saint-Viaud, Saint-Vincent des Landes, Soudan et Issé. 
 

La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle permet aux victimes d'être indemnisées pour les dommages matériels, à condition d'être bénéficiaires d'un contrat d'assurance de dommages. Une franchise d'un montant de 380 euros reste cependant à la charge de l'assuré, pour les biens à usage d'habitation, précise le site de la Fédération Française des Assurances. En général, les assurés ont une dizaine de jours pour se manifester auprès de leur assurance. 
 

En attendant, Villeneuve-en-Retz lance un appel aux dons, et prépare l'avenir. "On fait des broyages sur les rives des rivières et des ruisseaux, des curages... et on va travailler avec les maraîchers, les agriculteurs, le département, pour que ce genre de situation ne se reproduise pas" explique Jean-Bernard Ferrer, maire délégué. Objectif : transférer l'eau pluviale vers le marais, une éponge naturelle, qui pourrait protéger les habitants.


► Reportage d'Eleonore Duplay et Vincent Calcagni 
 

 

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