Loire-Atlantique : journée portes ouvertes ce 22 mai à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

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Quatre ans après l'abandon du projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes, une partie de ceux qui se sont opposés à ce projet et de nouveaux arrivants y vivent toujours. Ils invitent le public à une journée portes ouvertes ce dimanche.

Ils ont intitulé cette journée : "Portes grandes ouvertes du bocage libre de Notre-Dame-des-Landes."

Ce dimanche 22 mai, quatre ans après l'abandon officiel du projet d'aéroport par le premier ministre Edouard Philippe, ceux qui vivent toujours sur la ZAD veulent montrer au public ce que sont devenus leurs différents projets. Car, contrairement à ce que beaucoup pensent, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est restée un lieu d'expérimentations économique, écologique et sociale.

"Cette zone humide continue d'accueillir de nombreux groupes"

"Revenir explorer la zad aujourd'hui, expliquent les organisateurs de cette journée sur le site zad.nadir.org, c'est aussi appréhender la manière dont elle continue à s'élancer hors de son périmètre. Si localement la lutte pour l'avenir du bocage continue,  pendant le confinement la zad à aussi vu se lancer les journées contre la réintoxication du monde ou le mouvement des Soulèvements de la Terre contre l'artificialisation et l’accaparement des terres. Cette zone humide riche d'histoire continue d'accueillir de nombreux groupes qui s'organisent contre l'aménagement marchand des territoires et les oppressions sociales."

Lors de cette journée où le public est invité à venir de 10h à 18h, à  vélo "car la zad, c'est grand !", une vingtaine de collectifs accueilleront les visiteurs pour leur montrer fermes, jardins, ateliers, imprimerie, boulangerie, tout ce que ce lieu et ses habitants ont fait naître d'initiatives toujours en activité.

Un concert est également annoncé en fin d'après-midi.

Les organisateurs tiennent cependant à préciser : "Nous ne voulons pas personnaliser prises de paroles et interviews. Pour cela nous nous appelons toutes et tous « Camille ». Certaines personnes que vous voudrez filmer ou prendre en photo ne souhaiteront pas voir leur visage dans les médias, merci de respecter ce souhait."

Un conseil de lecture en amont de cette visite pour revenir sur l'histoire de la ZAD : le livre de notre consœur Eléonore Duplay "Notre Dame-des-Landes, après la lutte".