Cet article date de plus de 5 ans

Le vélo à assistance électrique, nouvelle star de la mobilité urbaine ?

Depuis quelques années, ça tourne très bien pour le vélo dans de nombreuses agglomérations françaises, à commencer par l'agglomération de Nantes et plus largement la région des Pays de la Loire.
VAE. Trois lettres qui révolutionnent depuis quelques années le petit monde du cycle. VAE, pour Vélo à Assistance Électrique. L'innovation ? Un petit moteur, placé au niveau du pédalier ou dans le moyeu de la roue avant ou arrière, couplé à une batterie dont l'autonomie peut atteindre aujourd'hui plus d'une centaine de kilomètres. Ce petit moteur va vous aider dans votre coup de pédale, sur le plat mais surtout dans les côtes, et vous permettre, par exemple, d'arriver au travail sans être en sueur... Bref, vous faciliter le quotidien en 2 roues. Et en deux mots, on serait tenté de dire "Bon plan !"

Mais le VAE l'est-il réellement ? Quid face aux autres modes de tansport qu'on peut utiliser en ville, à savoir la voiture ou les transports en commun ? On a voulu tester cette nouveauté nous même et la comparer à travers 5 points qui nous ont semblés essentiels : le prix, le temps de trajet, la sécurité, le confort et l'empreinte environnementale. Voila le résultat... 

1. Le prix

1er : transports en commun
2e : vélo à assistance électrique
3e : voiture






Les transports en commun restent le moyen de locomotion le moins cher en ville. Par exemple, un ticket vaut 1,40€  à Nantes et il permet de voyager pendant une heure dans tout le réseau de bus et tram de la cité des ducs.
Pour un vélo à assistance électrique, les prix varient de 700€ environ à plus de 5000€.. Mais le gros du marché oscille autour de 1500€. Une fois acheté, il n'y a plus qu'à payer l'électricité pour recharger la batterie. Et certaines offrent une autonomie impressionnante de 100km, de quoi largement voir venir. Donc si l'investissement de base peut paraître cher,  un vélo peut être assez vite rentabiliséselon l'usage qu'on en fait. 
C'est moins le cas pour la voiture, dont le coût à l'achat est nettement plus important. Pour des déplacements en ville, il faut aussi rajouter les frais de parking... Bref, pas forcément un bon plan économique.

2. Le temps de trajet

1er : vélo à assistance électrique
2e : voiture
3e : transports en commun






Là, on a été un peu bluffé par notre test du vélà à assistance électrique. On savait les transports en commun assez long pour aller d'un point A à un point B, surtout quand il y a des correspondances et qu'on est pas en période de pointe. Avec la voiture, on va plus vite en dehors des période de pointe, mais ça peut vite bouchonner et le gros soucis quand on arrive à destination, c'est de trouver alors une place de stationnement. Avec le vélo, on sait combien de temps on met exactement car les pistes cyclables ne sont jamais embouteillées, et quand on est arrivé à bon port, un point d'attache et c'est parti ! Comparé aux transports en commun, on est nettement plus rapides car sans arrêt et sans changement. Et on s'est retrouvé sur notre itinéraire Nord/Sud de Nantes à mettre deux fois moins de temps qu'en voiture en période de pointe, soit 1/4 d'h au lieu d'1/2 heure en passant par le centre ville... 

3. La sécurité

1er : transports en commun
2e : voiture
3e : vélo à assistance électrique





*
C'est peut-être là le point noir du VAE. Et c'est bien connu : le cycliste fait parti de ces usagers vulnérables de la route. Car il s'expose au danger des autres. Un réflexe donc, sortez équipé d'un casque et de lumière pour voir et surtout être vu... Le plus sûr reste sans surprise le tram ou le bus, avec leurs voies dédiées. Les risques d'accidents sont rares voire inexistants. Moins en tout cas que la voiture.

4. Le confort

1er : voiture
2e : vélo à assistance électrique
3e : transports en commun






Nous nous sommes basés sur une journée classique, sans prendre en considération les périodes de pointes. La voiture reste la plus confortable, on voyage assis, avec un peu de musique, le trajet est agréable. Mais attention aux bouchons qui peuvent vite rendre le voyage stressant. Nous avons mis le vélo en 2e position. Pourquoi ? Parce que pédaler le long de la Loire ou de l'erdre, au calme et sous le soleil a un charme certain. Mais rouler sous la pluie et plus d'une demi-heure sur une selle de vélo peut se révéler un véritable calvaire. Mais bon, le charme l'a emporté. Les transports en commun, eux, sont souvent bondés ou alors passent leur temps à accélérer, décélérer, il faut faire attention à ne pas rater son arrêt, les incivilités font malheureusement partie du lot quaotidien. Même si de temps en temps une balade en bus à travers la ville peut être sympathique, on a décidé de classer ce mode de mobilité en 3e place. 

5. L'empreinte environnementale

1er : vélo à assistance électrique
2e : transports en commun
3e : voiture






Transpirer en pédalant, c'est bon pour la planète ! Imaginez que vous ne suez plus grâce à une assistance électrique et écologique, c'est encore mieux ! Bon, on l'avoue, il n'y a pas photo dans cette section. Le vélo arrive loin devant (attention toutefois au traitement des batteries usagées). Les transports en commun, qui roulent au gaz et à l'électricité selon les véhicules, sont un bon compromis, car ils transportent beaucoup de personnes en même temps. La voiture, de son côté, ne peut rivaliser, à moins d'en posséder une tout électrique... 

Conclusion

Nous avons attribué 3 points au premier de chaque classement, 2 points pour le deuxième et 1 point pour le troisième. 

Le résultat final est sans appel : avec un total de 11 points, le vélo à assistance électrique remporte notre comparatif. Il récolte 2 premières place, 2 deuxième places et se classe 3e au niveau de la sécurité. En revanche, côté confort, c'est pas encore ça, surtout quand il pleut. Mais l'autonomie des VAE et l'aide que le moteur apporte est un vrai plus. A vous les pistes cyclables en bord de Loire, et la découverte sous un autre oeil du paysage urbain ou extra-urbain. Attention à la sécurité, avec la période hivernale où il faut être très vigilant aux glissades et pendant toute l'année, la nécessité impérative d'avoir un oeil sur tout ceux qui vous entourent. On le sait, à vélo, le danger vient des autres usagers de la chaussée.

Les transports en commun arrivent en 2e position avec 2 premières places dans nos catégories sécurité et prix. En revanche, il perd des points niveau confort et surtout temps de trajet.

La voiture, de son côté, arrive dernière, avec 9 points. Elle se défend avec son niveau de confort puisque ses occupants peuvent faire leur trajet en musique, mais attention au temps de trajet avec les bouchon et surtout à l'empreinte environnementale, il n'y a pas pire ! Et puis une voiture, on n'oublie pas que c'est très cher à l'achat !


Merci aux Cycles Lapierre qui ont eu la gentillesse de nous prêter un vélo à assistance électrique le temps de réaliser ce comparatif. D'autres marques comme Gitane, Cannondale, ovelo, Décathlon... proposent des vélos à assistance électrique à des tarifs très variables, selon la puissance du moteur, l'autonomie de la batterie et la qualité des éléments classiques qui composent le vélo (suspension, matériau du cadre, freins à disque ou non...). A chaque profil d'utilisateur, son type de VAE. Donc un conseil si vous franchir le pas, c'est d'essayer avant d'acheter !


Nouvelle mobilité urbaine : des vélos à assistance électrique, mais pas que...
A côté du vélo à assistance électrique, de nombreux mode de mobilité sont apparus, grâce à la miniaturisation de tout un ensemble de technologies : les moteurs, les batteries (et l'augmentation de leur puissance) mais aussi des systèmes de gyroscope... Grâce à ces derniers notamment, ont pu être développés les balance board, sorte de planche stabilisée qui vous permet d'avancer en penchant simplement votre corps en avant ou en arrière.

Même technologie, mais plus équilibriste, avec le giropode ou unicycle électrique. Ici, une seule roue, le plus souvent de 14 pouces, avec deux petits repose-pieds de part et d'autre et même principe de se pencher pour avancer. 

Pour ceux qui préfèrent des appareils plus conventionnels, comme la trotinnette par exemple, sachez qu'elle aussi subit sa révolution téchnologique grâce à l'électrique. De petits moteurs lui permettent d'atteindre aujourd'hui des vitesses allant de 15 à plus de 20 km/h selon les modèles, le tout sans avoir besoin de poser le pied par terre... 

Une ou deux roue(s), avec ou sans pédales, plus ou moins sportits, le catalogue de produits est aujourd'hui assez large pour que tous les profils trouvent leur bonheur. Surtout qu'avec la production en masse, les prix ont sérieusement baissé pour rendre ces petits concentrés de technologie accessibles au plus grand nombre. Avis aux amateurs ! 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
société mobilité économie transports vélo technologies sorties et loisirs innovation