CHU de Nantes : préavis de grève dans 14 services à partir de ce lundi 12 octobre

Le syndicat Force Ouvrière du CHU de Nantes lance un préavis de grève à compter de lundi 12 octobre 2020. Le syndicat réclame la création de cinq postes et le remplacement des absences et des départs en retraite. Quatorze unités de soins sont concernées.
Nouvelle manifestation des personnels de santé devant le CHU de Nantes ce mardi.
Nouvelle manifestation des personnels de santé devant le CHU de Nantes ce mardi. © France televisions - Olivier Quentin
"Entre 50 et 60 agents de 13 services différents ont participé à une réunion avec la direction jeudi 8 octobre", explique Stéphane Naulleau, secrétaire général FO au CHU de Nantes. Faute d’accord sur leurs revendications, le syndicat Force Ouvrière maintient son préavis de grève illimité à compter du lundi 12 octobre 2020.

"14 services se mettent en grève lundi matin, cela ne s’est jamais vu au sein d’un pôle hospitalier universitaire". Il s’agit notamment des services d’urologie, néphrologie, dermatologie et hématologie.

Tous services confondus, ils réclament la création de 3 postes d’aide soignantes de nuit supplémentaires, 1 poste d’infirmier et un poste d’agent de service hospitalier.

Le syndicat demande également le remplacement de tous les départs à la retraite et des arrêts maladie quel que soit le grade et dénonce un fonctionnement des services à flux tendu et l’épuisement des personnels. "Dans un service de soins on ne peut plus se permettre d’avoir un arrêt parce que toute la charge de travail retombe sur les autres collègues. Conséquence, en réanimation pédiatrie, ils ont fermé deux lits parce qu’il y a dix infirmières en arrêt".

"La direction du CHU refuse de créer des emplois supplémentaires. Elle engage une réflexion mais il n’y a rien de concret dans leur réponse", s’agace Stéphane Naulleau.

"Il y a 3,6 millions d’euros de bénéfices en 2019. On demande que cet argent soit affecté à la création de postes", demande le syndicat. "Il y a de l’argent mais il est réservé à autre chose. L’argent est mis de côté pour le futur hôpital, au lieu d’investir dans l’humain", conclut le syndicaliste.
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