Covid-19 : le lien avec le vaccin AstraZeneca renforcé dans le décès de l'étudiant nantais selon l'avocat de la famille

Selon le rapport d'autopsie du jeune homme âgé de 26 ans et interne au CHU de Nantes il n'y a pas de trace "d'infection, de virus, de cancer ou de tumeur" pouvant expliquer la thrombose qui a causé son décès quelques jours après l'administration du vaccin. 

L'utilisation du vaccin AstraZeneca a été restreinte dans la plupart des pays de l'Union Européenne à cause de très rares cas de thromboses qu'il peut provoquer
L'utilisation du vaccin AstraZeneca a été restreinte dans la plupart des pays de l'Union Européenne à cause de très rares cas de thromboses qu'il peut provoquer © Patrick van Katwijk / MAXPPP

Le jeune homme, en 6e année de médecine, âgé de 26 ans et interne au CHU de Nantes avait été vacciné le 8 mars.

Faute de pouvoir le joindre, inquiète, sa famille avait alerté les pompiers.

Ceux-ci ont découvert le jeune homme, décédé dans son appartement, le jeudi 18 mars.

Le rapport d'autopsie de l'étudiant remis à l'avocat mercredi 28 avril "renforce l'hypothèse d'un lien de causalité" entre l'injection et le décès, a affirmé à l'Agence France Presse l'avocat de la famille du jeune homme.

"L'expertise indique que la cause du décès est une thrombose abdominale (...) au niveau de la rate avec des caillots très récents", a expliqué à la même source Maitre Etienne Boittin, avocat à Saint-Nazaire.

Le rapport ne mentionne "aucune infection, virus,cancer ou tumeur, qui peuvent générer des thromboses". 

Selon l'avocat, "le rapport d'autopsie ne dit pas que l'injection de l'AstraZeneca est la cause du décès"

"Mais il élimine un certain nombre de causes possibles et renforce l'hypothèse d'un lien de causalité entre l'injection de l'AstraZeneca et la survenance du décès".

L'avocat demande que l'on poursuive les investigations médicales et envisage d'un point de vue judiciaire de saisir un juge d'instruction.

De son côté l'Agence de Santé des Pays de la Loire a confirmé qu'une enquête judiciaire est en cours doublée d'une enquête menée par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament.

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