Covid-19 : vaccination des adultes, fermetures de classes et marchés de Noël

Le ministre de la Santé Olivier Véran précise les nouvelles mesures de protection contre la 5ème vague du coronavirus, vaccination des adultes, modalités des fermetures de classes. Le préfet de région indique que les pass sanitaires pourraient être exigés pour accéder aux marchés de Noël.

Le ministre de la Santé Olivier en préambule de sa conférence de presse ce 25 novembre indique "ne vouloir, ni retour au confinement ni fermeture des commerces, ni couvre-feu, ni limitation des déplacements". Au moment où la 5ème déferle sur les Français, "elle sera plus longue que les précédentes" prévient le ministre, il souhaite ajuster renforcer, les mesures de protection déjà prises.

Tous les adultes pourront se faire injecter une dose de rappel dès ce samedi 27 novembre, suivant ainsi la recommandation de la Haute Autorité de Santé Publique.

Les conditions d’accès au passe sanitaire vont être réduites. Les tests PCR négatifs, présentés par les non-vaccinés, devront être datés de moins de vingt-quatre heures après le prélèvement et non plus soixante-douze heures.

Pour les personnes vaccinées, le passe sanitaire sera conditionné à l’injection d’une troisième dose, et le pass sera désactivé au bout de 7 mois.

Le masque obligatoire sur les marchés de Noël

Les établissements recevant du public, bars, restaurants ou cinémas avaient la possibilité de ne pas rendre obligatoire le port du masque. Le masque sera obligatoire en toutes circonstances pour les clients, comme pour les personnels, qui devront de nouveau être masqués, selon un décret qui sera pris ce vendredi 26 novembre.

Les préfets sont habilités à rendre le masque obligatoire pour des événements extérieurs comme le marchés de Noël ou les brocantes. Pour les marchés de Noël, leur accès sera soumis au passe sanitaire indique Olivier Véran.

Didier Martin le préfet de région indique : "ne pas avoir trouvé de définition juridique de ce que c'est qu'un marché de Noël. En y regardant d'un peu plus près, il n'y en a pas deux identiques.

Notre attention se porte vers ceux sur lesquels il est possible de s'alimenter, ceux où l'on vend du vin chaud, des bretzels. La consommation de ces produits implique de retirer le masque. Pour le marché de Noël de la place Royale à Nantes, la préfecture avec la mairie ont demandé de revoir l'organisation du marché pour que l'ensemble des commerces de produits à consommer sur place, soient regroupés pour limiter le risque de se croiser sans masques".

Le préfet attend cependant le décret du gouvernement au Journal Officiel et précise : "Nous pourrons être amenés au cas par cas à la présentation du pass sanitaire pour consommer"

Sur l'espace public, le port du masque est obligatoire, là où il y a une forte densité de population, rues piétonnes, stations de trams et de bus, les gares les marchés alimentaires.

Le virus circule de plus en plus rapidement

"La région des Pays de la Loire a fait figure de précurseur dans la reprise épidémique", indique Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'Agence Régionale de Santé. Le taux d'incidence passe les 200 en Pays de la Loire, soit 203,1 cas positifs pour 100 000 habitants (193 au niveau national), "le R effectif national atteint 1,6, ce qui démontre une circulation extrême forte, il se situe à 1,4 dans notre région. Dix personnes en contaminent 14 dans notre région".

Jean-Jacques Coiplet voit dans ce chiffre sensiblement inférieur le résultat des efforts produits par la population pour se prémunir du virus.

Des tests plutôt que des fermetures de classes

Au moment où des classes ferment par dizaines, le gouvernement a décidé que les classes de primaire ne fermeraient plus systématiquement si un élève est testé positif. Les élèves seront testés, et tous les élèves négatifs aux tests pourront revenir en classe.

Au rectorat de Nantes, Henry Coindet, indique que 462 classes sont actuellement fermées dans le premier degré. "Une expérimentation dans 10 départements a permis de tester les enfants et de faire revenir ceux qui sont négatifs a été bénéfique. Ce ne sont pas seulement des laboratoires qui se déplacent dans les écoles, le test familial auprès du médecin ou de la pharmacie, le test soit réalisable, la production du test négatif par les parents permettra à l'élève de revenir en classe".

Le rectorat attend les modalités pratiques, la mise en œuvre devrait intervenir d'ici le milieu de la semaine prochaine.

L'hôpital "essoré"

Alain Mercat, chef du service de médecine intensive au CHU d'Angers est très pessimiste. "Nous sommes dans une situation délicate en terme de ressources humaines , notamment les aides-soignantes et les infirmières". Il souligne "les difficultés de recrutement" de même qu'un "absentéisme supérieur à la norme" et la "difficulté de trouver des remplaçants".

Son confrère de Frédéric Vallejoux de la Fédération Hospitalière de France (FHF) dit la même chose, mais plus abruptement, "l'hôpital a un genou à terre, il est au bout du rouleau, et son personnel est essoré".

Le retour des centres de vaccination

Jean-Jacques Coiplet le directeur de l'ARS indique qu'avec les préfectures, les communes, les premières informations laissent penser que les centres vont pouvoir être réactivés rapidement. "On peut faire face des maintenant à un afflux de personnes souhaitant recevoir la 3ème injection, la région dispose de suffisamment de doses, et va en recevoir rapidement". Normalement 15 janvier tout le monde devrait avoir pu bénéficier du rappel vaccinal pour valider le pass sanitaire.

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Le taux de vaccination de rappel ou 3ème dose chez les plus de 65 ans dans les Pays de la Loire la semaine du 15 au 21 novembre
Crédits : ARS Pays de la Loire

Les conditions de prise de rendez-vous dans les centres de vaccination se font toujours par des sites comme doctolib ou vite ma dose.

Le rappel vaccinal peut-être effectué chez le médecin traitant ou le pharmacien sur rendez-vous.

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