Les Pays de la Loire, troisième région de France par la croissance des ménages d'ici 2050

12 000 ménages en plus seront à loger dans les Pays de la Loire chaque année d'ici 2050 selon une étude de l'INSEE qui doit notamment servir aux acteurs publics à organiser les politiques de l'habitat.

Selon l'INSEE, la région des Pays de la Loire comptera 4,2 millions d'habitants d'ici 2050.

Notre région se classerait ainsi au troisième rang des régions de France métropolitaine (derrière la Corse et l'Occitanie) avec un rythme de croissance supérieure de 0,4 % à la moyenne nationale.

C'est une croissance élevée par rapport aux autres régions, sur le podium à la troisième place. Mais c'est quand même une croissance plus faible que ce qui a été observé les dix dernières années dans la région

Arnaud Fizzala

co-auteur de l'étude de l'INSEE

"La hausse de population vient essentiellement de l'attractivité de la région" analyse Arnaud Fizzala, statisticien à l'INSSEE des Pays de la Loire et co-auteur de cette étude.

"Ce sont des personnes qui arrivent d'autres régions, donc l'Île-de-France, mais aussi des régions frontalières" ajoute-t-il.

Le vieillissement de la population

Le deuxième effet est celui du vieillissement de la population, notamment les générations du baby-boom nées après la Seconde Guerre Mondiale.

1 192 000 personnes âgées de 65 ans ou plus résideraient dans la région en 2050, soit 28 % de la population.

Troisième effet, l’évolution des modes de cohabitation (colocations, familles avec une ou plusieurs personnes isolées, ménages avec plusieurs familles) ferait également augmenter le nombre de ménages : plus 3 300 ménages par an en moyenne.

Nantes et l'ouest de la région principaux moteurs

La Loire-Atlantique serait le département des Pays de la Loire où le nombre de ménages augmenterait le plus d'ici 2050 (+ 1 % par an), la Sarthe le département où elle augmenterait le moins (+ 0,1 % par an).

La Vendée connaîtrait une hausse du nombre de ménages en raison "du vieillissement plus marqué de sa population" (+ 0,7 % par an).

Sur le littoral vendéen, "quasiment une personne sur deux aurait 65 ans ou plus en 2050".

La région nantaise serait celle où le nombre de ménages augmenterait le plus : de plus 1,0 % par an par exemple pour Nantes Métropole.

"Autour de Nantes, nous projetons des taux de croissance supérieurs à 1 %" détaille Arnaud Fizzala, statisticien à l'INSEE des Pays de la Loire.

Cette hausse représente le double de la croissance moyenne de la région et le triple de la croissance moyenne nationale

Arnaud Fizzala

co-auteur de l'étude de l'INSEE

Toujours dans l'agglomération nantaise de Nantes Métropole, les ménages composés d'une seule personne représenteraient la moitié des ménages.

Le couple modèle de moins d'un ménage sur deux en 2050

C'est l'évolution majeure dévoilée dans cette étude : le couple représentera moins d'un ménage sur deux en 2050.

Que ce soit un couple avec ou sans enfant.

"47 % des ménages en 2050, contre 55 % en 2018" détaille l'étude de l'INSEE des Pays de la Loire.

Une baisse constatée de manière homogène dans les cinq départements de la région.

Une exception : la Vendée, département des Pays de la Loire avec la part de couples la plus élevée, resterait le seul département où le couple (avec ou sans enfant) représenterait encore un peu plus d'un ménage sur deux en 2050.

Effet collatéral évident : la part des ménages de personnes seules serait en hausse (de 35 % en 2018 à 43 % en 2050).

En 2050, c'est la Loire-Atlantique qui détiendrait le record des ménages avec personne seule, avec 44 %.

Les familles monoparentales représenteraient 8 % des ménages en 2050.

Comme ailleurs en France, la taille des ménages diminue d'ici 2050 : elle passe à 1,99 personne par ménage (contre 2,20 en 2018).

Plus de 20 000 logements supplémentaires par an

L'INSEE des Pays de la Loire chiffre à 23 7000 logements par an les besoins en logements supplémentaires nécessaires entre 2024 et 2029.

Les trois quarts des besoins s'expliquent par la hausse du nombre des ménages.

Le reste correspond "aux besoins des personnes mal logées, aux logements vacants, aux résidences secondaires et au remplacement des logements retirés du marché" détaille l'institut statistique.

Une étude qui permet notamment aux acteurs publics d'organiser les politiques de l'habitat.

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