Nantes : la clinique Confluent à vendre

Une première grève, déjà début juin, dénonçait le projet de vente de la clinique privée du Confluent. / © Oilivier Quentin France 3 Pays de la Loire
Une première grève, déjà début juin, dénonçait le projet de vente de la clinique privée du Confluent. / © Oilivier Quentin France 3 Pays de la Loire

Les ex-Nouvelles Cliniques Nantaises à Rezé près de Nantes, propriété du groupe Confluent depuis 2015 sont à nouveau à vendre. On s'attendait à cette décision. Elle a été prise jeudi soir lors d'une assemblée générale. Les salariés s'inquiètent.

Par Olivier Quentin

Début juin 2018, une grève très suivie perturbe l'activité de toute la clinique Confluent à Rezé, au sud de Nantes.

Les salariés dénoncent leurs conditions de travail, ils s'épuisent. Mais ils s'inquiètent aussi : ils ont appris que leur établissement allait peut-être changer de propriétaire. Ils demandent et obtiennent que certaines avancées sociales soient inscrites dans leur contrat de travail.

C'est toujours ça de gagné sur un avenir incertain.
 

Un clinique bien cotée 


Jeudi soir, une assemblée générale des actionnaires a été réunie pour prendre une décision importante. Les 153 actionnaires sont tous des médecins de la clinique. Certains sont à la retraite, d'autres s'y préparent. Beaucoup veulent récolter les fruits de leur investissement. La clinique est bien cotée et a plusieurs secteurs de pointe.

Deux choix s'offrent à eux : vendre juste les murs comme on fait une transaction immobilière. Ou vendre la totalité du paquet, à savoir les murs et l'activité.

Certains groupes concurrents se sont déjà intéressés à la transaction il y a quelques années mais la vente ne s'était pas faite.

Selon une source interne, le vote de jeudi soir a rejeté la vente de l'immobilier seul. L'assemblée générale a préféré la deuxième solution et a demandé au directoire "d'instruire un dossier" de vente globale des murs et de l'exploitation. En clair, la clinique du Confluent est à vendre.
 

faire monter les enchères.


"On est dans une incertitude quant à notre avenir proche, estime Régine Darrouzes, déléguée syndicale CFDT. Le goupe Vivalto est le candidat principal (pour cet achat) mais l'intérêt des actionnaires c'est d'avoir plusieurs acheteurs pour faire monter les enchères."

Interrogée, la direction de la clinique n'a pas souhaité pour le moment répondre à nos questions repoussant à la semaine prochaine une communication officielle.
 

Des objectifs de productivité


"A la CFDT, on ne baisse pas les bras, il est hors de question que les médecins décident sans que les salariés puissent s'exprimer, ajoute Régine Darrouzes."

Le syndicat craint que le prochain propriétaire n'impose des objectifs de productivité pour faire remonter plus de dividendes aux actionnaires.

"Actuellement, il y a une complémentarité d'activité avec le CHU de Nantes, on craint qu'on ne développe plutôt une concurrence, estime-t-on à la CFDT."
 

partir avec le maximum d'argent...


Tous se décidera dans les semaines à venir mais la rupture est consommée entre le personnel et les médecins actionnaires qui ont voté pour la vente de l'établissement. Autant le fait de travailler en proximité avec les médecins propriétaires de la clinique pouvaient aider à faire remonter les doléances de la base, autant cette décision de vendre est mal vécue.

"Ce projet de vente est motivé par l'argent nous avait expliqué Fabien Hallet, délégué CFDT lors de la grève de début juin. On a des actionnaires qui sont proches de la retraite et qui veulent partir avec le maximum d'argent."

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