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Nantes : disparition de Steve, le Défenseur des droits ouvre une enquête

Jacques Toubon, le Défenseur des droits a ouvert une enquête sur la disparition de Steve Maia Caniço / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Jacques Toubon, le Défenseur des droits a ouvert une enquête sur la disparition de Steve Maia Caniço / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Le Défenseur des droits s'est "saisi d'office" afin d'enquêter sur la disparition de Steve Maia Caniço à Nantes pendant la Fête de la musique, après une opération policière controversée ont indiqué mercredi les services de Jacques Toubon, confirmant une information de Loopsider.

Par CD avec AFP

Il a disparu depuis 21 jours. Steve Maia Caniço, 24 ans, n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 au 22 juin, où une soirée techno à laquelle il participait sur un quai de l'île de Nantes, en bord de Loire, s'était terminée dans la confusion.
    
Vers 04H30, des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l'arrêt de la musique. Certains participants affirment s'être retrouvés aveuglés dans un nuage de gaz lacrymogène alors que de nombreux fêtards étaient éméchés. Un mouvement de panique a suivi et plusieurs fêtards ont chuté dans le fleuve.
    
Quatorze personnes avaient été repêchées dans la Loire par les secours durant la nuit

85 personnes ont déposé une plainte collective    

Le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire sur la disparition du jeune homme, et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a également été saisie pour enquêter sur les conditions de l'intervention
policière.
    
"Si le Défenseur des droits a décidé de s'auto-saisir avant même qu'il reçoive un signalement ou une demande d'enquête de la part des plaignants, c'est parce que cette opération a choqué", a déclaré à l'AFP Marianne Rostan, avocate qui a
déposé la semaine dernière une plainte collective émanant de 85 personnes "pour mise en danger de la vie d'autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique".
    
"Ce n'est pas seulement les personnes qui étaient sur place qui dénoncent les conditions de cette intervention. Il y a des associations, des députés, des autorités publiques, même des syndicats de police, qui s'élèvent pour dénoncer les conditions
dans lesquelles cette intervention s'est déroulée"
, a-t-elle souligné.
    

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