Nantes : dix-huit policiers supplémentaires depuis le début de 2022, et des cambriolages en baisse en 2021

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Écrit par Christophe Turgis avec Éléonore Duplay

Dix-huit policiers supplémentaires sont arrivés à Nantes entre décembre 2021 et janvier 2022. Ils travaillent dans l’unité de la police secours de nuit pour dix-sept d'entre eux. Le dernier est un officier de police judiciaire nommé à la sûreté départementale.

Ils sont alignés comme des militaires pour l'inspection du général, mais avec dans l'air, comme un air de réjouissance au commissariat de Nantes. C'était la cérémonie d'accueil des nouveaux arrivants mardi 18 janvier en fin de journée.

Des renforts formalisés dans le contrat de sécurité signé entre la ville de Nantes et l'État au mois de mai 2021 en présence du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Dix-huit hommes et femmes, jeunes pour la plupart, qui ont pris leur service au commissariat de police de Nantes depuis deux mois.

Dix-sept d'entre eux sont affectés à l’unité de la police secours de nuit, rattachée à la compagnie départementale d’intervention ou du groupe de sécurité de proximité, qui patrouille la nuit en ville. Le dernier est un officier de police judiciaire rattaché à la sureté départementale.

Tous sont volontaires, en mutation professionnelle. Souvent ils ont déjà des attaches avec la Loire-Atlantique. La métropole de Nantes compte désormais 50 agents de plus à son effectif par rapport au 1er janvier 2021. L'objectif annoncé en mai dernier étant de 70 policiers supplémentaires, tous corps confondus, avant la fin de 2022.

Le contrat signé avec la ville de Nantes porte sur l'accueil de ces nouveaux policiers, l'aide au logement ou l'aide à la recherche d'emploi pour le conjoint, par exemple. "Ces policiers étaient attendus, désirés, nous avons besoin d'eux, nous avons la volonté de bien les accueillir", indique Pascal Bolo, le maire adjoint nantais à la sécurité et à la tranquillité publique.

1000 cambriolages en moins en 2021

Effectifs en hausse, délinquance en baisse. En dépit des apparences, "2021 marque un recul assez sensible des cambriolages sur la métropole de Nantes, c'est plus d'un millier de cambriolages en moins, ce qui n'est pas arrivé depuis longtemps, les implantations de points de deal régressent", constate Nicolas Jolibois, contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). 

Il voit là le résultat du travail des policiers de terrain et d'investigation. "Sur 2021, nous avons conduit 600 opérations de police sur les points de deal. C'est la stratégie du ministère, il faut déstabiliser, déranger, il faut éradiquer les points de deal". Autre baisse constatée, celle du nombre des agressions dans les transports publics, "conséquence de la présence et de l'action coordonnée de la police avec les équipes de la Semitan, dans les bus et les trams nantais", précise Pascal Bolo.

"Notre souhait c'est de la visibilité, de la lisibilité pour les habitants, sur la voie publique, sur les secteurs difficiles du centre-ville la nuit et le soir", précise Nicolas Jolibois. "Il reste beaucoup à faire en dépit des progrès constatés, trop de trafics de cigarettes, de drogue, d'agressions à la croisée des trams. En collaboration avec la police municipale, nous continuons de mener une action forte, et puis dans les quartiers, la stratégie de harcèlement des points de deal est pour nous tout à fait positive", renchérit Pascal Bolo.

Quitte à constater de nouvelles formes de violences entre bandes rivales, avec une exacerbation de la concurrence entre dealers, des coups de feu échangés, "il faut harceler les points de deal, mener des enquêtes de fond grâce aux renforts de police judiciaire qui permettent de démanteler les filières", affirme Pascal Bolo.