• faits divers
  • société
  • économie
  • football
  • Insolite
  • culture

Notre Dame des Landes : les porteurs de projets agricoles sur la ZAD s'impatientent et montent à Nantes le 15 novembre.

Près de 200 hectares ont été mis en culture sur le site du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes depuis 2013. / © Jean-Sébastien Évrard / AFP
Près de 200 hectares ont été mis en culture sur le site du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes depuis 2013. / © Jean-Sébastien Évrard / AFP

Le nouveau préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, nommé ce 7 novembre va entrer immédiatement dans le dossier de la ZAD de Notre Dame des Landes : les porteurs de projet agricoles s'impatientent et s'invitent à Nantes le 15 novembre.

Par Christophe François

Le titre du communiqué en provenance de la ZAD est sans ambiguité : " MAINTENANT ÇA SUFFIT ! TOUS à la DDTM le 15 NOVEMBRE !!"

Les porteurs de projets agricoles sur les terres de la ZAD n'apprécient pas le calendrier préfectoral laissé par Mme Klein, l'ancienne préfète de Loire-Atlantique, partie voilà quelques jours rejoindre François de Rugy, en tant que directrice de cabinet du ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.

Trop de lenteurs à leur goût, pour signer les baux et accéder à une répartition équitable des terres agricoles laissées vacantes par l'abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, en janvier dernier.

Selon le communiqué en provenance de la ZAD : " ... alors que l’Etat a le pouvoir immédiat de signer des baux, il joue la montre, reléguant cette décision au Conseil départemental qui doit
devenir propriétaire au premier trimestre 2019. Or, pour l’heure, ce dernier n’a toujours pas répondu à notre demande de rendez-vous
."

 "Selon la préfecture, des baux ne pourront être signés que lorsque les projets seront en mesure de s’installer officiellement...  Or, tous les projets sont inscrits au Centre de formalité des entreprises ainsi qu’à la MSA (les
premières cotisations sociales seront payées courant 2019). Plusieurs porteurs de projets ont déjà les diplômes agricoles nécessaires, d’autres sont en cours de formation pour les obtenir. Mais toujours aucune garantie
."
 
"Pour notre part, que des exploitants ne s’étant pas impliqués dans la défense de ces terres, ayant touché des primes d’évictions, ayant pu s’agrandir dans et hors la zad, portant ainsi la taille de leur ferme au-delà du raisonnable, puissent se prétendre plus légitimes que d’autres à cultiver ces terres, nous semble inadmissible ; d’autant plus que les pratiques anti-écologiques de certains nous font craindre pour l’intégrité du bocage que nous avons défendu."
 
Le bocage sur la zad de Notre-Dame-des-Landes, avril 2018 / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire
Le bocage sur la zad de Notre-Dame-des-Landes, avril 2018 / © Christophe François - France 3 Pays de la Loire


Le collectif  de soutien aux porteurs de projets agricoles rappelle son aspiration à  "une répartition équitable du foncier, favorisant les installations ainsi que les pratiques respectueuses de
l’environnement . Une plateforme de répartition aurait comme mission de remettre à plat le foncier de la zad en étudiant chaque situation à partir des éléments du diagnostic foncier.
"

Le message du collectif s'adresse à  Madame Klein, et non à son successeur Claude d'Harcourt, nommé aujourd'hui en Conseil des Ministres.  Annonce est faite d'un rassemblement devant la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, le jeudi 15 novembre prochain, à 10h, afin d'exiger des baux pour les projets, la transparence du diagnostic foncier et une plateforme de répartition équitable des terres.

Le Collectif :  paysan-ne-s de COPAIN 44, occupant-e-s, Naturalistes en luttes, membres de "Poursuivre ensemble" 
 

Sur le même sujet

Visite du chantier de la mairie d'Olonne sur mer

Les + Lus