Une partie de la centrale thermique de Cordemais menacée de fermeture, les syndicats se mobilisent

Les agents EDF sont en grève depuis trois semaines en raison des menaces de fermeture du site qui emploie au total 676 personnes. / © LOIC VENANCE / AFP
Les agents EDF sont en grève depuis trois semaines en raison des menaces de fermeture du site qui emploie au total 676 personnes. / © LOIC VENANCE / AFP

Selon la préfecture et le syndicat, entre 400 et 500 militants de la CGT se sont réunis jeudi 23 mars devant la centrale thermique EDF de Cordemais, en Loire-Atlantique. Un rassemblement pour la "défense de l'industrie" et "consolider l'avenir du site", menacé de fermeture.

Par Cécilia Sanchez (avec AFP)

La centrale thermique de Cordemais, mise en service en 1970, va voir ses deux unités de production au fioul être fermées d'ici 2018. Les deux autres unités de production au charbon ne seraient pas menacées. Mais EDF a annoncé en septembre l'arrêt définitif des tranches au fioul de Cordemais fin 2018 et l'une des deux pourrait être close dès 2017, a indiqué la CGT. Entre 300 et 400 personnes s'étaient rassemblées après cette annonce.


Les emplois de 426 agents EDF et 250 salariés d'entreprises prestataires sont menacés. L'union départementale (UD) des syndicats CGT de Loire-Atlantique a appelé au rassemblement. Le numéro un du syndicat, Philippe Martinez, était présent. Ils étaient environ 500 représentants CGT des entreprises du département, dont des chantiers navals STX de Saint-Nazaire, d'Airbus ou de la raffinerie Total de Donges. Entre 300 et 400 personnes s'étaient déjà rassemblées le 

Une conversion de la centrale à la biomasse ?

Ils sont venus soutenir les agents EDF en grève depuis trois semaines. Ils veulent que "l'avenir industriel du site" soit consolidé et prendre part aux négociations avec la direction pour "donner plus de moyens au projet industriel de conversion de la centrale à la biomasse". Le gouvernement avait envisagé la fermeture de toutes les centrales à charbon d'ici 2023, mais avait finalement fait machine arrière. Pour le moment, les deux unités de production au charbon de la centrale de Cordemais sont à l'abri.


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